Le syndic d’Etoy effectue son dernier tour de piste

PolitiqueMichel Roulet ne se représentera pas en 2016, après trente ans à l'Exécutif. Il lâchera aussi sa casquette de chef de Littoral Parc.

Le syndic Michel Roulet, marié et père de trois enfants, est un adepte des balades en montagne et de ski.

Le syndic Michel Roulet, marié et père de trois enfants, est un adepte des balades en montagne et de ski. Image: Vanessa Cardoso

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Michel Roulet est un personnage indissociable de la vie politique d’Etoy. Depuis des décennies, le syndic œuvre pour cette localité de 3000 âmes, connue loin à la ronde grâce à la bouillonnante zone industrielle et commerciale de Littoral Parc.

L’homme de 66 ans pourrait même être comparé à un gardien, qui a veillé au bon fonctionnement communal toutes ces années. Aujourd’hui, il a décidé de remettre les clés de son mandat et de ne pas se représenter aux élections l’an prochain. Il devra aussi renoncer à son poste de président de Littoral Parc, lié à sa fonction politique.

«Après trente ans à la Municipalité, dont dix-huit en tant que syndic, je pense qu’il est temps de passer le relais, explique ce partisan du PLR, même si le village n’a pas encore vu arriver les partis. Et la retraite à 67 ans est celle que prônait Pascal Couchepin! Donc, je suis dans la cible. Il me reste une petite année pour m’habituer au changement.»

Quatre fois plus d’habitants

Tout au long de ses mandats, Michel Roulet – natif du village – a vu sa commune évoluer. Lorsqu’il est entré dans les rangs du Conseil, à 25 ans, elle comptait un peu plus de 700 habitants. «Depuis, la population a presque quadruplé avec le développement de certains secteurs, dont la zone villas et le centre», rappelle cet arboriculteur de formation, lunettes sur le nez qui dissimulent des yeux bleus assortis à sa chemise à carreaux.

Selon lui, la densification a toujours été bien vue auprès des habitants, hormis un ou deux projets qui ont touché la partie historique de la localité. «Mais nous avons essayé de la préserver de l’important développement de Littoral Parc tout en conservant des commerces de proximité», assure-t-il. Parmi les dossiers qui lui tiennent le plus à cœur, on retrouve la construction du nouveau bâtiment communal et la réfection de la place du village dans les années 1990, ainsi que la construction des deux collèges. Répondant par la même occasion aux réfractaires à cette impressionnante mue villageoise, Michel Roulet assure: «Il est plus intéressant de gérer une commune en développement que de passer ses journées à régler des bisbilles entre voisins.»

Littoral, un avant, un après

Mais où les chiffres donnent encore plus le tournis, c’est à Littoral Parc, où Michel Roulet connaît l’histoire de chaque enseigne. Les arrivées de Pfister, en 1978, et d’Ikea, un an plus tard, ont bouleversé le destin de ce secteur, que gèrent Etoy, Aubonne, Allaman et Saint-Prex. Aujourd’hui, près de 85% des parcelles sont développées, ce qui représente quelque 80 sociétés, centres commerciaux, multinationales et industries compris. «Avant la création de cette importante zone par le Canton, en 1996, chacune des communes de Littoral Parc gérait sa zone commerciale. L’association que je préside, composée d’un membre de chaque Municipalité et d’un représentant de l’Etat, doit, depuis, veiller à l’application du règlement du secteur.»

Selon lui, le plus gros boom a été constaté il y a une dizaine d’années avec la relance de l’économie et l’introduction de l’arrêté Bonny, qui a permis d’attirer de grandes sociétés en contrepartie d’allégements fiscaux. C’est à cette époque que Coop, Hornbach, Ferring ou encore Sunstar ont décidé de poser leurs valises.

A l’heure de tirer un premier bilan avant son départ au 30 juin prochain, l’essentiel, pour Michel Roulet, est que l’ambiance au sein des autorités est restée saine, loin des tensions connues par des villages alentour. «Il y a toujours eu une belle harmonie avec la Municipalité et avec le Conseil. C’est pour cela que je suis resté aussi longtemps en fonctions.» (24 heures)

Créé: 18.08.2015, 09h57

En dates

1974 C’est à seulement 25 ans que Michel Roulet est élu au Conseil communal.

1986 Il entre à la Municipalité en janvier. Il s’occupe déjà de la Police des constructions, son domaine de prédilection. Près de trente ans plus tard, il est toujours à la tête de ce dicastère.

1996 La zone industrielle et commerciale Littoral Parc est créée. Elle englobe les communes d’Etoy, de Saint-Prex, d’Allaman et d’Aubonne. L’Association Littoral Parc est constituée dans la foulée. Il en devient le président.

1998 Michel Roulet accède à la syndicature et sera réélu quatre fois à ce poste. En 2008, il laisse son métier d’arboriculteur de côté pour se consacrer entièrement à son village.

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