L'union à trois autour de Cossonay a été repoussée de quelques mois

FusionLes communes de Cossonay, Dizy et La Chaux rallongent leurs fiançailles pour mieux réussir leur mariage. Les citoyens voteront en juin 2015.

Georges Rime, syndic de Cossonay.

Georges Rime, syndic de Cossonay. Image: Jonathan Picard/JDM

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«Pour fusionner, il faut que tous soient convaincus», lançait mardi soir le syndic de Cossonay, Georges Rime, en introduction à la première séance d’information à la population sur le projet de mariage entre Cossonay, La Chaux et Dizy. Quelque 200 personnes s’étaient déplacées au Théâtre du Pré aux Moines pour entendre la bonne parole des exécutifs, qui ont obtenu l’aval de leurs assemblées de commune, ce printemps, pour aller de l’avant dans le processus de mariage.

On pouvait s’attendre à quelques frottements, sachant que les Municipalités avaient prévu de boucler la fusion avant fin janvier 2015, afin de décrocher une incitation financière cantonale de 900'000 francs, au lieu de 600'000, passé ce délai. «On est parti un peu vite, ce qui risquait de saborder le projet. Nous avons donc établi un nouveau planning dans le but d’être prêt pour la nouvelle législature», a expliqué Paul-Henri Marguet, syndic de La Chaux.

Identité maintenue

Le projet de convention de fusion sera donc présenté en février 2015 pour être adopté par les trois conseils à la fin mars. Les votations populaires sont fixées au 14 juin. Si les mariés se disent oui, les élections sont prévues au printemps 2016. Un rythme qui permettra au peuple de mieux appréhender un «projet de société» dont ils ne connaissent par encore les contours, puisque les trois groupes de travail planchent encore sur les finances, le patrimoine, les autorités et l’administration de la future grande commune de plus de 4000 habitants.

Les citoyens des plus petites entités ont surtout voulu connaître ce qu’ils avaient à perdre dans cette fusion. Le mieux placé pour y répondre était Oscar Cherbuin. Le directeur de l’ARCAM était syndic de Colombier, avant que sa commune, plutôt réticente au mariage, ne fusionne avec Echichens. «Je suis désormais habitant de Colombier, mais citoyen d’Echichens. On a perdu notre Conseil général, notre bourgeoisie, certes, mais mes voisins n’ont pas changé, ni nos sociétés locales. On a au contraire gagné une école au village et une société d’animation». Et Laurent Curchod, «Monsieur Fusion» du Canton, de préciser qu’on «fusionne des communes, pas des villages» et qu’il tient à leurs habitants de maintenir vivants leurs liens identitaires. (24 heures)

Créé: 17.09.2014, 17h41

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