Végétariens, ils ne veulent pas d’abattoir à Aubonne

UrbanismeTrois oppositions sur sept au plan partiel d’affectation «En Chétry» sont d’ordre idéologique.

«La Municipalité comprend la sensibilité des opposants et respecte leur conviction, mais elle tient à prendre en compte les besoins des agriculteurs», explique Luc-Etienne Rossier, syndic d'Aubonne.

«La Municipalité comprend la sensibilité des opposants et respecte leur conviction, mais elle tient à prendre en compte les besoins des agriculteurs», explique Luc-Etienne Rossier, syndic d'Aubonne. Image: Patrick Martin - A

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La fin de la mise à l’enquête du plan partiel d’affectation (PPA) «En Chétry» s’est terminée officiellement ce lundi. La volonté de la Commune d’Aubonne de mettre à disposition cette zone dans le but d’y regrouper une déchetterie, une caserne de pompiers, la voirie, les locaux pour les ambulances et un abattoir a suscité sept oppositions. Quatre proviennent d’Aubonnois, une de Montherod et deux de Pizy.

L’éventuelle construction d’un abattoir a suscité trois oppositions au PPA pour des raisons idéologiques: «On ne peut pas caresser des chats et des chiens tout en plantant notre fourchette dans le morceau d’un autre animal, pareillement sensible, peut-on lire dans les argumentaires. Lui aussi ressentait des émotions et avait le même intérêt à vivre une vie la plus longue et la plus heureuse possible.» Mais aussi: «Pas très heureuse image de la région, surtout vis-à-vis d’enfants (usine de la mort).» Luc-Etienne Rossier, syndic d’Aubonne, répond que «la Municipalité comprend la sensibilité des opposants et respecte leur conviction, mais qu’elle tient à prendre en compte les besoins des agriculteurs et souhaite pouvoir mettre à leur disposition le seul site actuellement identifié pour une telle activité. Elle entend par là rendre service aux besoins clairement exprimés des agriculteurs de la région.» Pour rappel, l’abattoir de Rolle est contraint de fermer ses portes. Le syndic ajoute que l’infrastructure sera réservée aux agriculteurs et non aux groupes industriels et qu’elle sera ouverte un jour et demi par semaine seulement.

Une autre raison évoquée plusieurs fois est liée au problème de l’accès et de la circulation. Les chemins d’accès seraient trop étroits. De plus, une partie de celui des Rochettes est référencée dans le réseau suisse de chemins de randonnée pédestre. Pour la Municipalité, l’accès a été jugé suffisant par les responsables de la mobilité grâce aux zones d’évitement qui existent et qu’il conviendrait juste de rénover. Les mouvements liés à la caserne du feu ou à l’abattoir ne seraient qu’occasionnels. Quant au chemin des Rochettes, il resterait tel quel, puisque l’accès à la caserne du feu ou à l’abattoir se fera par le sud sans toucher au chemin bucolique.

La pollution est aussi un des arguments invoqués par les opposants. Le lieu est «inscrit au cadastre vaudois des sites pollués, (…) une construction sur ce site pourrait entraîner une pollution supplémentaire des nappes phréatiques», souligne un opposant. «Les constructions envisagées n’entraîneront en aucun cas une pollution supplémentaire, puisqu’il n’y aura pas de sous-sol», défend le syndic. A.-C.M.

Créé: 06.10.2016, 12h12

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 7

Paru le 18 septembre 2019
(Image: Bénédicte) Plus...