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[VIDEO] Bob, le robot qui se balade à l’Hôpital de Nyon

L’engin autonome testé par La Poste sillonne les couloirs de l’établissement pour livrer des échantillons de laboratoire. Avec succès.

C’est une grosse boîte rectangulaire sur roulettes, qui se déplace sans bruit dans les couloirs de l’Hôpital de Nyon. Dans son ventre, elle porte des échantillons de sang ou autres substances à destination du laboratoire de l’établissement. Ce robot, fabriqué par l’entreprise américaine Aethon et développé par La Poste dans le cadre de ses recherches sur les transports automatisés, est testé depuis le mois de juin au sein du Groupement hospitalier de l’Ouest lémanique (GHOL).

«Après l’intelligence artificielle, c’est le deuxième projet high-tech mis en œuvre pour célébrer nos 20 ans», se réjouit son directeur général, Daniel Walch, qui piaffe d’impatience de lancer le troisième, une navette de drones entre les Hôpitaux de Nyon et Rolle. En attendant, le robot, baptisé «Bob», va son bonhomme de chemin entre la réception de l’hôpital et le laboratoire. Grâce à un mapping 3D, il parcourt son trajet d’environ 200 mètres aller-retour de manière autonome. Muni de capteurs à laser pour détecter les obstacles, il s’arrête souvent pour laisser passer ou contourner les employés, patients ou chaises roulantes qu’il croise. Le wi-fi lui permet d’actionner la porte automatique du laboratoire et, dans le futur, les ascenseurs.

Un personnel conquis

«Ce robot aura tout son sens lorsque l’extension de l’hôpital sera terminée. Le secteur d’hospitalisation, les soins intensifs, l’oncologie, la pharmacie et les laboratoires seront réunis par de longs et larges couloirs. Décharger le personnel de ces tâches de transport permettra d’optimiser ressources et surfaces et de recentrer ainsi l’activité médicale autour du patient», explique Christophe Vachey, directeur général adjoint.

Pour l’instant, dans le vieux bâtiment, la phase pilote a été limitée au trajet entre la réception, près de laquelle se trouve le chargeur du robot, et le laboratoire. Un parcours tortueux qui a permis de tester les réactions de la machine en toutes situations. Il a fallu régler les passages de Bob devant les nombreux extincteurs garnissant les couloirs, qui lui étaient signalés comme obstacles.

«L’appareil lui économise des kilomètres de déplacements et plus personne ne veut revenir en arrière»

«Avant, nos techniciens devaient laisser tomber leur travail d’analyse pour aller chercher un échantillon. Avec Bob, nous avons gagné en temps et en ergonomie», relève le Dr Mathias Maitrejean, médecin-chef du laboratoire. Certes, avec tous ces obstacles, Bob ne va pas très vite. Pas moins de 18 minutes pour faire un aller-retour. «En cas d’urgence grave, le personnel du labo va chercher l’échantillon. Pour le reste, l’appareil lui économise des kilomètres de déplacements et plus personne ne veut revenir en arrière», note le médecin. Preuve que Bob fait désormais partie de l’équipe, cette dernière l’a humanisé de deux yeux en balles de ping-pong et d’un nœud sur la tête!

Ce robot, utilisé depuis dix ans déjà dans des hôpitaux américains, peut transporter jusqu’à 700 kilos. «Ce véhicule, avec un module correspondant, pourrait tout aussi bien transporter du matériel médical, du courrier, des plateaux-repas ou des déchets», précise Andrea Marrazzo, responsable de projet à La Poste. Avec ce robot au service de la santé, cette dernière recueille des expériences utiles pour ses propres solutions logistiques et de transport autonome de marchandises.

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