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Vingt ans d'histoire d'épouvantails à Denens

La Société de l'épouvantail fête cette année ses deux décennies d'existence. Retour historique avec l'un de ses instigateurs.

Pierre de Buren a souhaité réintroduire les épouvantails dans son village. 20 ans plus tard, ils sont toujours là.
Pierre de Buren a souhaité réintroduire les épouvantails dans son village. 20 ans plus tard, ils sont toujours là.
PHILIPPE MAEDER

Pierre de Buren est une figure incontournable de Denens. D’une part car il en est le châtelain, d’autre part pour son rôle d’instigateur d’événements d’exception pour la commune. Ainsi, il y a vingt-deux ans, c’est lui qui a eu l’idée de créer la première Fête des Epouvantails.

«La première chose que l’on m’a dite, c’est que ça ne marcherait jamais»

«Les épouvantails avaient disparu des champs, raconte Pierre de Buren. Je trouvais ça dommage et je me suis dit qu’il serait bien de les réintroduire d’une manière ou d’une autre.» Le châtelain, qui est également vigneron, s’est alors tourné vers ses confrères et leur a proposé de mettre sur pied une grande fête qui pourrait à la fois célébrer les créations fantasmagoriques, mais également mettre en lumière le village de Denens, ainsi que son vignoble. «Le Vaudois étant ce qu’il est, la première chose que l’on m’a dite, c’est que ça ne marcherait jamais.» Et pourtant! Le groupement des vignerons de la commune, derrière son président de l’époque, Pierre Sauty, s’est mis au travail et a créé la Fête des Epouvantails. «On s’est lancé dans l’inconnu, se remémore Pierre de Buren. On était cinq, on a mis chacun 1000 francs sur la table et c’était parti.»

«Déçus en bien»

Affirmer que le succès a été au rendez-vous tiendrait de l’euphémisme. «On peut dire que l’on a été déçus en bien, sourit l’instigateur de la fête. Je me souviens que nous étions bien à la bourre durant l’événement, mais on a quand même pu en profiter, ça reste de magnifiques souvenirs.» Une première édition qui demeurera gravée dans les mémoires de plus de 15 000 visiteurs qui ont fait le voyage à Denens, désormais autoproclamée capitale mondiale de l’épouvantail. «Il y avait une ambiance juste incroyable, se souvient Pierre de Buren. La moitié du village était impliquée comme bénévole et tout a super bien fonctionné.»

Après cette fête inédite et réussie au-delà des espérances, une seule idée trotte dans les têtes des habitants de Denens: remettre le couvert pour une seconde édition. «Le groupement des vignerons ne pouvait pas éternellement se charger de l’organisation de cet événement. C’est donc en 1997 qu’est née la Société de l’épouvantail, dont le but est non seulement de mettre sur pied cette fête, mais également de promouvoir les produits du terroir.»

Vingt ans plus tard, la société se porte bien et a organisé quatre Fêtes des Epouvantails en 1998, en 2001, en 2005 et en 2015. «Il y a eu un trou de 10 ans entre la troisième et la quatrième édition, observe Pierre de Buren. La fatigue, le manque d’inspiration et un comité qui avait déjà œuvré durant plusieurs éditions expliquent cette période creuse. Mais ça aurait été dommage de tirer un trait sur cette manifestation. Je me suis donc proposé à la présidence et, avec un nouveau groupe d’organisateurs, nous avons relancé la machine pour créer l’édition de 2015.»

Aujourd’hui, Pierre de Buren ne fait plus partie du comité mais observe avec bonheur la mise sur pied de l’édition 2020 qui aura lieu du 15 au 23 août. «La relève est là et la société poursuit dans l’idée qui était celle des vignerons au départ: promouvoir le village et le terroir», conclut le châtelain.

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