Vingt jeunes animeront des orphelinats au Népal

Cœur de La CôteAgés de 15 à 20 ans, les participants décolleront en 2017 vers Katmandou, encadrés par les centres des jeunes de Gimel, d’Aubonne et d’Etoy.

Les animateurs: Léa Bertani, Samuel Ribeiro, Patrick Ouellet, Laetizia Fedele, Jean-Philippe Gay et Grégoire Borboën.

Les animateurs: Léa Bertani, Samuel Ribeiro, Patrick Ouellet, Laetizia Fedele, Jean-Philippe Gay et Grégoire Borboën. Image: Philippe Maeder

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C’est au lendemain du tremblement de terre qui a rasé le Népal, en avril 2015, qu’a germé l’idée. «Dans nos trois centres, à Aubon­ne, à Etoy et à Gimel, les jeunes ont énormément parlé de ce séisme. C’était assez impressionnant», se souvient Patrick Ouellet, animateur à Aubonne. «Lors d’une de nos rencontres hebdomadaires, on s’est dit qu’on devrait organiser un voyage au Népal», raconte Grégoire Borboën, responsable du centre de Gimel. «On l’a déjà fait, en 2013 au Burkina Faso.» Si l’équipe avait alors consacré dix mois à la récolte de fonds (45'000 francs) et était partie à trois accompagnants pour une quinzaine de jeunes, cette fois, dix-huit mois sont prévus pour réunir 70'000 francs. Sept (ou huit) animateurs et une infirmière accompagneront la vingtaine d’ados sélectionnés pour décoller, au tout début des vacances scolaires d’octobre 2017.

Avant cela, les participants auront dû passer par une sélection drastique, sur dossier. «Sur cinquante candidatures, nous en avons retenu vingt», explique Grégoire Borboën. Age minimum à l’inscription: 14 ans. «Une fille de 13 ans nous a envoyé quatre pages manuscrites, avec un projet précis et même un plan de financement! Du coup, on a fait une exception.» Car il en faudra, des idées.

Débrouille pour réunir le budget

«La condition de base, poursuit Patrick Ouellet, c’est que les parents ne paient pas un sou, à part, si on n’y arrive pas, le visa et les vaccins.» Ce sont donc les participants, coachés par les animateurs, qui devront se débrouiller pour réunir le budget nécessaire. «Ils ont pour mission de travailler pendant les vacances et gagner chacun 600 francs par été», détaille l’Aubonnois. Ainsi, un jeune a décidé de vendre des tresses. «Il a déjà quasiment réuni la somme!» Au programme encore: travaux dans les vignes, organisation de soupers de soutien et réalisation du dossier pour les demandes de soutien auprès des entreprises et clubs service de la région.

Au Népal aussi, les jeunes devront bosser. «Durant tout le séjour, ils organiseront et assureront des animations dans deux orphelinats de Katmandou», dont celui géré par Sagarmatha, une organisation liée à l’Ecole internationale de la Châtaigneraie, qui apporte son expérience au projet. «C’est précieux, parce qu’ils ont déjà un réseau sur lequel nous pouvons nous appuyer», se réjouit Patrick Ouellet. Un excellent moyen d’assurer aux ados une aventure aussi sûre qu’instructive. D’ici là, ils auront d’ailleurs été formés à la recherche de fonds, aux premiers secours ou encore aux secrets d’une animation réussie. Notamment.

Créé: 08.07.2016, 10h39

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