25 chênes pour le «top» des réseaux écologiques

EnvironnementEn six ans, les agriculteurs du district de Nyon ont remodelé le paysage en faveur de la biodiversité.

Franz-Sepp Stulz, du FSP, Sylvie Viollier et Pascal Ansermet, du réseau écologique La Frontière, ainsi que Jean-Luc Vuagniaux, syndic de Borex, ont planté le 25e chêne.

Franz-Sepp Stulz, du FSP, Sylvie Viollier et Pascal Ansermet, du réseau écologique La Frontière, ainsi que Jean-Luc Vuagniaux, syndic de Borex, ont planté le 25e chêne. Image: Vanessa Cardoso

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Au milieu des grandes cultures qui s’étendent au nord du village de Borex, une longue haie de 25 jeunes chênes, séparés par des buissons et des arbustes, a fait son apparition le long d’une petite route qui file vers le Jura. Elle a été plantée ces derniers jours par les élèves de trois classes du collège intercommunal pour marquer, d’une part, la première étape de revitalisation paysagère opérée par le réseau écologique La Frontière et, d’autre part, les 25 ans du Fonds suisse pour le paysage (FSP). Mardi, les 80 agriculteurs qui refaçonnent ce paysage et leurs partenaires, soit 18 communes du district de Nyon, le Conseil régional et le Canton, ont bravé le froid pour tirer un bilan très positif des mesures prises en faveur de la biodiversité.

Près de 1000 arbres plantés

«Le dynamisme de ces agriculteurs est remarquable et place leur association dans le top des 107 réseaux écologiques vaudois!» a relevé Bernadette Droz, de la Division biodiversité et paysage du Département du territoire et de l’environnement. Il est vrai que depuis 2010, année de la création du réseau La Frontière, qui s’étend de Crassier à Genolier, pas moins de 150 mesures ont été mises en place. On y a planté près de 1000 arbres, sous forme d’alignement ou isolés dans des pâturages, ainsi que 6 kilomètres de haies, et restauré quelque 80 vergers de fruitiers haute tige, de mûriers, de noyers, de châtaigniers, de néfliers, offrant un habitat exceptionnel pour des espèces rares comme la huppe fasciée ou le torcol.

Conserver le patrimoine naturel

L’une des spécialités de cet arrière-pays de La Côte, c’est d’avoir misé sur les variétés locales, en régénérant notamment les prairies traditionnelles avec une fleur de foin indigène. En 2012, il n’en restait qu’une dizaine, elles s’étendent désormais sur 85 hectares, au grand bonheur des abeilles pollinisatrices. Ces mesures, alliées aux corridors biologiques lancés avec l’agglomération du Grand Genève, forment une toile de plus en plus dense pour conserver le patrimoine naturel de la région. Un effort que le FSP, qui en vingt-cinq ans a injecté 9 millions de francs dans 170 projets vaudois, espère soutenir encore longtemps.

Créé: 09.11.2016, 10h42

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