Les Vonlanthen ont mis en vidéo leur virage écolo

GlandIl y a une année, la famille a décidé de réduire son impact sur l’environnement. Le père vidéaste en a fait un film.

Lia, Boris, Tim, Nils et Sandra Vonlanthen sont heureux d'avoir pris un virage écoresponsable et le font savoir.

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«J’étais assis sur un bidon d’explosif qu’une étincelle a allumé il y a une année.» L’image est celle de Boris Vonlanthen, un père de famille de Gland, qui explique son virage écologique. Le visionnement de plusieurs films sur le développement durable et les dangers liés à la surconsommation qui planent sur la planète l’ont convaincu peu à peu de prendre un virage significatif pour réduire son impact sur l’environnement. Depuis Noël 2017, sa famille a remis en question ses habitudes pour y parvenir. Un cheminement qui est mis en images par le père, cinéaste amateur, qui a déjà présenté un projet au Festival international du film alpin des Diablerets. «Le 1er pas» sera présenté au Festival du film vert à Rolle en mars, puis à Nyon en juin.

«Pas plus compliqué qu’avant»

Reste l’aventure humaine que la famille a vécue depuis un peu plus d’une année. «Le quotidien n’est pas plus compliqué qu’avant», prévient Sandra, la mère, qui fabrique ses propres produits de nettoyage pour éviter le plus possible la chimie industrielle. Du savon noir, du bicarbonate de soude, des huiles essentielles et de l’eau lui suffisent pour la lessive. Pour les sols, de l’eau hydrolysée est utilisée. «Nous avions un véritable dépôt chimique à l’époque, se souvient Boris Vonlanthen. Maintenant, il nous reste plus qu’un ou deux produits non biologiques pour des travaux particuliers. Et la maison n’est pas moins propre qu’avant.»

L’un des principaux changements dans la vie des Vonlanthen est visible en cuisine. Les boîtes de céréales qu’adoraient les enfants ont par exemple été remplacées par du fait maison. «C’est moins sucré et c’est meilleur», insiste Nils, 10 ans. «Pour un des plans du film, on a réessayé les céréales industrielles, raconte sa sœur Lia, 12 ans. Elles étaient trop sucrées et on a eu mal au ventre.»

«Notre qualité de vie est bien meilleure»

La famille a aussi pris la décision de cultiver plus intensément son jardin. Nils a même imaginé puis construit avec son père un récupérateur pour l’eau de pluie avec un réservoir de quelque 1000 litres. Celui-ci a permis de résister à la sécheresse de l’été dernier. Et de donner de quoi se nourrir avec la production du potager. Pour le reste, les Vonlanthen se fournissent dans des circuits courts, dans une ferme pour le lait et les œufs, dans un moulin pour la farine ou encore dans des magasins en vrac.

Les yogourts et le pain sont ainsi faits maison depuis plusieurs mois. Si les coûts de l’écoresponsabilité assumée par la famille n’ont pas grevé son budget, tout n’est pas si simple. «Certaines choses demandent plus de temps, note Sandra. C’est le cas pour faire son pain ou ses biscuits.»

Unis autour du même but

Au bout d’une année, les Vonlanthen n’ont pas calculé la diminution de leur impact sur l’environnement, mais ils n’en doutent pas. Ils sont réunis derrière le même objectif d’éviter la surconsommation et sont devenus des maîtres du recyclage. «Notre qualité de vie est bien meilleure», est persuadé le père. Dans la petite cuisine, la famille semble en tout cas très heureuse de son sort. Et prête à partager son expérience. Un acte important pour le cinéaste, qui a réalisé son film aussi dans cette optique. «Je voulais rendre notre démarche la plus accessible possible, note le cinéaste formé à l’école YouTube. Montrer qu’il existe autour de chez nous des actions écoresponsables et que nous n’étions pas tout seuls.»

Son film, d’une cinquantaine de minutes, ressemble à «Demain» en version locale, avec comme fil rouge la vie de la famille dans sa transition vers une existence plus durable. Boris Vonlanthen, en plus des deux rendez-vous à Rolle et à Gland, espère le diffuser dans les cinémas de la région. Mais aussi lors de conférences. «Ce que nous avons entrepris en famille est à la portée de tout le monde, souligne-t-il. J’espère que mon film va contribuer à ce que d’autres suivent le mouvement.»

La bande-annonce du film «Le 1er Pas»

Créé: 13.01.2019, 18h27

Où voir le film?

«Le 1er pas», de Boris Vonlanthen, sera projeté le 31 mars à Rolle, dans
le cadre du Festival du film vert, et le 8 juin à Nyon.

Plus d’infos sur le-1er-pas.webnode.fr

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