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«A Lausanne, je réfléchis par où je rentre chez moi le soir venu»

L’élue Verte Léonore Porchet a déposé une interpellation pour combattre le harcèlement de rue dans la capitale vaudoise.

Léonore Porchet interpelle la Municipalité de Lausanne sur la réalité du harcèlement de rue dans la capitale vaudoise
Léonore Porchet interpelle la Municipalité de Lausanne sur la réalité du harcèlement de rue dans la capitale vaudoise

«Je n’ai pas peur à Lausanne, mais comme toutes les femmes, j’ai appris à éviter les problèmes et les désagréments. Je réfléchis par où je rentre chez moi le soir, j’ai des réponses habituelles à des questions et propositions entendues des dizaines de fois, je change de trottoir lorsque je reconnais une situation où le potentiel de remarques désagréables est élevé.» Léonore Porchet est conseillère communale Verte dans la capitale vaudoise. Ce mardi, elle déposait l’interpellation «Hey mad’moiselle… Il se passe quoi avec le harcèlement de rue à Lausanne?» dans le sillage émotionnel résultant des récentes agressions en Allemagne au soir du 31 décembre. Lausanne et Cologne, même combat? «Le harcèlement de rue, comme le viol d’ailleurs, n’est pas l’apanage des migrants. J’ai déjà eu affaire à des suiveurs louches, des «frotteurs» dans les transports publics, des papys libidineux, tous autant Suisses, ou en tout cas Européens, que moi.»

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