A 17 ans, Imelda Gabs est déjà une artiste confirmée

PortraitLauréate du Prix Jeunesse, la Lausannoise maîtrise aussi bien le piano et le violon que le chant et la composition

Imelda Gabs pose à côté de son piano, qui avait auparavant appartenu à son père, le pianiste de jazz international Doctor Gabs.

Imelda Gabs pose à côté de son piano, qui avait auparavant appartenu à son père, le pianiste de jazz international Doctor Gabs. Image: FLORIAN CELLA

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«A 1 an, j’essayais déjà d’agripper les touches du piano de mon père. Une photo le prouve! Mais ce n’est que vers 3 ans que j’ai joué mes premiers morceaux. Des mélodies simples réalisées seulement de la main droite.» Pianiste précoce, Imelda Monga, alias Imelda Gabs, ajoute rapidement plusieurs cordes à sa lyre: le violon, le chant et la composition. Un talent qui n’est pas passé inaperçu. Vendredi 4 décembre, la gymnasienne de 17 ans a reçu le Prix Jeunesse de Lausanne, organisé par le Conseil des Jeunes (lire «24 heures» du 7 décembre).

Sa passion de la musique lui vient de son père, Doctor Gabs. Pianiste de jazz belge de renommée internationale, il a habité à Lausanne avec sa famille pendant une douzaine d’années, soit de 2001 à son décès en 2013. «D’une grande générosité, il m’a beaucoup influencée. Il me disait toujours que la musique est une histoire de partage. Quand on joue sur scène, il ne faut pas la garder pour soi, mais l’offrir au public. C’est aussi ce que j’essaie de faire lors de mes concerts», confie cette jeune artiste aux influences aussi diverses qu’opposées.

«Jazzo-swinky-classique»

Entrée au Conservatoire de Lausanne en cours de solfège à 4 ans, puis de violon à 6 ans, et enfin de piano à 8 ans, Imelda a une excellente formation classique. Elle a d’ailleurs obtenu son certificat de fin d’étude de piano l’année passée et joue maintenant dans la cour des préprofessionnels. Mais ce qu’elle préfère, c’est mixer les techniques classiques avec celles des musiques actuelles, de films ou celtiques. «Je m’inspire aussi beaucoup du jazz, du swing, du ragtime, du funk et tellement d’autres! Si je devais mettre un nom sur mon style, je le caractériserais probablement de «jazzo-swinky-classique», invente-t-elle en éclatant de rire.

«L’alliance entre talent et altruisme est justement ce qui nous a plu chez Imelda Gabs.»

Bien des salles, en Suisse et à l’étranger, ont déjà reçu la jeune musicienne. «L’un des trois concerts qui m’ont le plus marquée, c’est évidemment A Time to Remember. Car j’ai tout organisé moi-même: des demandes de subvention à la composition de la plupart des morceaux joués sur scène. Musicalement et humainement, c’était une expérience extrêmement enrichissante.» Présenté en novembre 2015, le spectacle avait permis à 33 musiciens en herbe de monter sur scène. Une première pour certains d’entre eux. Et ce dans un décor somptueux, à savoir le Beau-Rivage Palace. «L’alliance entre talent et altruisme est justement ce qui nous a plu chez Imelda Gabs. C’est pourquoi nous lui avons remis le Prix Jeunesse», explique Tanguy Ausloos, membre du jury et délégué à la Jeunesse de Lausanne.

Rhoda Scott et Vic Pitts

Les deux autres concerts mémorables? D’abord celui de 2012 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles aux côtés de Doctor Gabs. «Pour la première fois, mon nom était écrit sur l’affiche et j’ai pu jouer des morceaux que j’avais choisis moi-même.» Et le concert en hommage à son père. «J’étais très émue évidemment. Surtout que j’avais réussi à réunir de nombreux musiciens avec qui il avait joué. Comme Rhoda Scott, Renaud Patigny ou encore Vic Pitts, avec qui je forme un trio. Mais nous ne nous réunissons qu’une fois par an. Pour l’instant.»

Son avenir, elle le voit clairement dans le monde de la musique. «Soit en tant qu’artiste professionnelle, soit en tant que productrice ou organisatrice de concerts.» En attendant d’atteindre son rêve, elle couche sur le papier ses compositions pour pouvoir les enregistrer bientôt en studio. (24 heures)

Créé: 28.12.2015, 22h19

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