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1838: La Grenette saute les murs

Le marché au blé quitte l’Hôtel de Ville pour le ravin comblé de la Louve à la Riponne.

Paysanne qui fait ses humanités, Lausanne étouffe parfois, et défriche hors les murs un bout de terrain où installer maraîchers et étudiants. De même qu’au siècle suivant elle expédiera l’Université à Dorigny, au premier tiers du XIXe elle expulse le marché au blé et une bonne partie du marché tout court. Pas loin! Juste au-delà de l’ancienne porte de la Madeleine. En 1820, les Lausannois nomment Grenette le rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville, où se tient le «marché aux bleds». Mais on n’est plus au Moyen Age, la ville compte 15'000 habitants, et la Municipalité a besoin de place.

Elle décide d’en créer une, celle de la Riponne, pour y bâtir de modernes halles aux grains. Il faudra vingt ans. Car la Riponne n’est qu’un ravin creusé par la Louve; pour aller de la Madeleine au Valentin ou à Chauderon, il fallait descendre à la rivière et franchir un pont. (Voyez, au 4e sous-sol du parking, à quel niveau il se trouvait.)

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