Pour les 250 ans de Napoléon, le Canton acquiert des objets de l’empereur

LausanneOnze pièces seront bientôt exposées à Rumine, dont la fameuse aigle en bois doré.

Les 11 pièces qui intégreront bientôt le Palais de Rumine.

Les 11 pièces qui intégreront bientôt le Palais de Rumine. Image: MCAH

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Il faudra encore patienter pour découvrir ces nouveaux trésors au Palais de Rumine, le temps notamment de les restaurer, mais les passionnés de Napoléon se réjouissent déjà. Pour les 250 ans de la naissance de Bonaparte, le Musée cantonal d’archéologie et d’histoire (MCAH) vient d’acquérir une série d’objets exceptionnels, des pièces données par Olivier Noverraz, fils de Valentin Noverraz, dépositaire des objets remis par Jean-Abram Noverraz (1790-1849), valet de chambre de Napoléon et membre du Grand Conseil vaudois.

Ces onze pièces se composent d’une pendule, de deux chandeliers, d’un sceau aux initiales de l’empereur, d’un médaillon, de quatre médailles commémoratives, d’un ruban de béret de marin du bateau la Belle Poule, le navire qui a ramené la dépouille de Napoléon en France en 1840, et d’une aigle en bois doré. Cette dernière pièce n’est pas totalement inconnue des Vaudois puisqu’il y a une année elle apparaissait parmi les objets d’exception qui n’avaient pas été récupérés auprès de l’unique prêteur sur gages du canton. Cette aigle servait d’ornement au trône de Napoléon au palais du Belvédère, à Varsovie. Saisi par les Cosaques en 1813, il avait été remis comme butin au tsar Alexandre Ier de Russie. Il était ensuite passé de main en main pour finir à Paris, dans les valises de la fille du prince Alexandre Lwoff et de son époux, le colonel Jean-Jatzko. Il avait alors été confié à un Suisse. C’est son petit-fils qui l’avait déposé en gage. Il se retrouve aujourd’hui au Musée cantonal d’histoire et d’archéologie. Drôle de destin.

Ces objets rejoignent un ensemble déjà exposé à Rumine et rapporté de Sainte-Hélène par le même Jean-Abram Noverraz, où il avait accompagné l’empereur en exil. Il s’agit de trois selles, trois brides et quatre fusils de chasse. Jean-Abram Noverraz devaient les transmettre au fils de Napoléon. Suite au décès de ce dernier, il les avait confiés à l’État de Vaud.

Créé: 14.08.2019, 15h36

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