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Ils sont 3000 à refuser une rue Marterey 100% piétonne

De nombreux commerçants et habitants s'opposent à l'idée de l'ancien conseiller communal PDC Manuel Donzé.

Il ne reste qu'à fermer aux voitures le tronçon entre Sainte-Beuve et Langallerie pour que Marterey devienne un royaume pour piétons. L'idée est de l'ancien conseiller communal devenu directeur de gymnase Manuel Donzé (PDC). Elle sera discutée très bientôt par les élus qui ont étudié la question en commission.

Mais certaines voix s'élèvent déjà pour dire leur refus. Il s'agit principalement de commerçants du quartier, mais aussi de la société de développement Marterey-Bugnon et de quelques habitants. En tout, 3000 personnes ont signé une pétition pour s'opposer à la fermeture du sud de la rue.

Ils déroulent une série d'arguments, à commencer par la relative bonne santé commerciale du secteur. Une situation qui ferait exception à Lausanne, où les vitrines vides se multiplient. Mais un équilibre fragile qu'il ne faudrait pas trop bousculer.

Les pétitionnaires en sont convaincus: s'il est possible d'imaginer que ce changement de régime puisse être bénéfique à long terme, il induira de toute manière, dans un premier temps, une mutation du type de commerces présents. Pour eux, quand une rue devient piétonne, «les loyers augmentent, les enseignes locales disparaissent et ce sont des franchises et les grandes enseignes qui s’installent», dit le communiqué notamment signé par Anne-Lise Noz, de Noz Chocolatier, et par Mauro Bottazzi, de Mauro Traiteur.

Maintenir l'accès automobile aux immeubles

Autre point qui nécessite le maintien de la circulation automobile dans cette rue: sa forte pente la rend difficile d'accès pour les personnes âgées ou à mobilité réduite. Les habitants doivent pouvoir accéder à leur bas d'immeuble en voiture, estiment les pétitionnaires.

Ceux-ci soulignent aussi que le succès du secteur piéton au nord de la rue Marterey n'est pas évident. Et que les bars et cafés y ont remplacé les artisans.

Enfin, ajoutent-ils, leur rue n'appartient pas au centre-ville et ne devrait donc pas subir la logique des «farouches défenseurs, bien-pensants, de la piétonnisation». Ils prennent pour preuve le fait que les Nocturnes n'ont jamais rencontré de succès dans ce secteur.

Il appartiendra aux élus de poursuivre la réflexion sur la question. Très probablement lors de la prochaine séance du Conseil communal, le 12 février. Dix d'entre eux ont déjà eu l'occasion d'explorer la thématique dans le cadre d'une commission d'étude, il y a un an. À cette occasion, ils avaient rencontré une représentante des commerçants et une autre des habitants. Toutes deux opposées à cette interdiction de la voiture dans la rue Marterey.

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