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Le 30km/h la nuit, une affaire de santé publique

Un grand plan de régulation du trafic est attendu pour cet automne. Il repose sur l’ordonnance fédérale de protection contre le bruit. La tendance est nationale.

Au croisement Vinet-Beaulieu. Un des endroits les plus bruyants de Lausanne.
Au croisement Vinet-Beaulieu. Un des endroits les plus bruyants de Lausanne.
Odile Meylan - A

L’idée est dans l’air, elle pourrait se concrétiser dans les mois à venir. La Municipalité de Lausanne souhaite présenter un plan de modération du trafic, notamment la nuit, à 30 km/h. Dans le sillage du test mené sur les avenues Vinet et de Beaulieu depuis juin 2017, les autorités entendent limiter la vitesse nocturne des automobilistes, même sur les grands axes. Après consultation des milieux concernés, précise Florence Germond, municipale lausannoise en charge de la Mobilité. Ceux-ci regroupent les associations d’automobilistes mais aussi de cyclistes et l’Association transports et environnement (ATE). «Les résultats intermédiaires de nos tests ont démontré qu’en abaissant la vitesse de 50 km/h à 30 km/h la nuit les émissions sonores peuvent être réduites d’environ 3 dB, ce qui correspond à une réduction de moitié du bruit généré par le trafic routier.»

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