500 personnes protestent contre les violences policières

LausanneUne manifestation en hommage à un Nigérian décédé après un contrôle de police s'est tenue samedi après-midi à Lausanne.

Trois heures durant, le cortège a arpenté la ville. (10 mars 2018)

Trois heures durant, le cortège a arpenté la ville. (10 mars 2018) Image: Keystone

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Quelque 500 personnes, selon les estimations de la police, ont arpenté les rues de Lausanne samedi après-midi pour dénoncer le racisme et les violences policières et rendre hommage à Mike, un Nigérian décédé la semaine passée. Pour rappel, l'Africain de 40 ans, soupçonné de dealer de la drogue, a fait un malaise lors de son interpellation mouvementée dans la soirée du mercredi 28 février, avant de succomber le lendemain au CHUV.

«En une année, c'est la troisième fois qu'un Africain meurt à la suite d'une intervention de la police. On commence à douter de la thèse officielle. La politique sécuritaire des autorités tue. On veut montrer notre indignation face à ces méthodes», explique Jorge Lemos, membre de solidaritéS, organe qui s'est joint à la manifestation organisée par le collectif Jean Dutoit.

Un tracteur, flanqué d'une remorque, a guidé la procession à travers les rues de Lausanne. A l'intérieur, les amis de la victime, survoltés, ont scandé en anglais les slogans «Arrêtez de nous tuer» ou «Justice pour Mike», repris en chœur par les manifestants de toutes origines. Trois heures durant, le cortège a arpenté la ville. Devant l'Hôtel de Police, les participants ont observé une minute de silence avant de se prendre par la main pour former une chaîne humaine tout autour du bâtiment. Ils se sont ensuite rendus sur le parking de l'avenue Sainte-Luce, où Mike a été arrêté, pour un moment de recueillement et de chants.

Une manifestation dans le calme

Tout au long du parcours, les membres du collectif organisateur ont distribué des tracts aux passants et collé des affichettes sur les murs et les poteaux. Quelques jets de pétards et des tags sont à déplorer. Mais aucun incident majeur n'a entaché la manifestation qui se voulait pacifique. «Nous voulons simplement la justice. Mike n'était pas malade, ce n'est pas normal qu'il soit mort comme ça. Nous avons besoin de savoir ce qui lui est arrivé», explique John *, frère aîné de la victime.

*prénom d'emprunt (24 heures)

Créé: 10.03.2018, 19h32

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