Gilles Meystre clôt 16 ans de politique communale

LausanneLe PLR, président de GastroVaud, veut laisser sa place aux jeunes. Mais compte bien revenir à l'échelon cantonal.

Gilles Meystre a siégé au Conseil communal de Lausanne depuis 2001. Il espère intégrer le Grand Conseil.

Gilles Meystre a siégé au Conseil communal de Lausanne depuis 2001. Il espère intégrer le Grand Conseil. Image: DR

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La lecture de sa lettre de démission a provoqué de la surprise et de la déception dans les rangs du Conseil communal de Lausanne. Gilles Meystre, l’un des élus PLR les plus actifs, ne siégera plus à la Palud, qu’il avait intégrée en 2001. Sa lettre, publiée sur son profil Facebook, a d’ailleurs suscité des dizaines de remerciements et marques de sympathie. Tous partis confondus.

Comme il n’a pas été élu lors des élections cantonales, on a d’abord pensé que son retrait lausannois signait la fin de sa carrière politique. «Loin de là!» lâche d’entrée de jeu celui qui préside par ailleurs GastroVaud, l’association vaudoise des cafetiers, restaurateurs et hôteliers. «Et j’ai hâte d’entrer au Grand Conseil. Il m’a manqué 48 voix. Si personne ne quitte pendant la législature, je me représenterai dans cinq ans. Attention, on ne m’a fait aucune promesse que quelqu’un partira.»

L’idée de passer de l’échelon où son parti est minoritaire à celui où le PLR domine ne motive pas sa décision. On serait même tenté de penser que c’est tout l’inverse. «Je n’ai jamais été découragé par le fait d’être dans la minorité. Sur la sécurité, la gauche a fini par se rapprocher de nos positions. Même chose pour l’ouverture du monde de la culture au privé. C’est réjouissant et c’est le fruit d’un gros travail.»

C’est bien plus l’envie de laisser entrer au Conseil communal du sang neuf qui l’a décidé. En plus d’une année 2016 éprouvante, aussi bien personnellement que professionnellement. «On fatigue et on se fatigue. Je pense qu’il faut parfois laisser à d’autres la possibilité de porter certaines idées, et nous avons une nouvelle génération de politiciens à Lausanne qui peut tout à fait le faire. Mais qui a besoin de siéger pour ça.» Son parti a notamment une carte à jouer dans le domaine du soutien aux commerces lausannois, dit-il.

De son côté, il dit s’intéresser aux «nombreux sujets qui impactent les communes». Et profitera certainement de ses mardis pour développer encore son réseau, «partie essentielle» de son activité de président de GastroVaud. (24 heures)

Créé: 25.08.2017, 09h57

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