L'élu de Saint-Sulpice est officiellement réhabilité

Saint-SulpiceLa Municipalité avait demandé la suspension de l’un de ses membres, accusé de mobbing. Elle admet son erreur.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Ce pourrait être l’épilogue d’une saga qui a plombé l’ambiance à Saint-Sulpice pendant de longs mois. La Municipalité a annoncé vendredi que ses membres étaient parvenus à «mettre un terme à l’ensemble des différends qui les divisaient». Le conflit opposait quatre élus à leur collègue Jean-Pierre Jaton, accusé depuis l’été passé de harcèlement psychologique par des employés communaux. Après avoir commandé deux audits, l’Exécutif avait demandé au Conseil d’Etat de suspendre le municipal, qui s’est toujours défendu de ces accusations.

Dans un communiqué, la Municipalité prend désormais acte des conclusions d’une enquête diligentée par le gouvernement vaudois, jusqu’ici confidentielle, qui blanchit l’élu. «Aucun agissement relevant du harcèlement psychologique ne peut être imputé à Jean-Pierre Jaton», relève notamment l’Exécutif. L’enquête avait été bouclée au mois de mars déjà par le Groupe Impact, une entité indépendante de l’Etat chargée de traiter les cas de harcèlement psychologique. La Municipalité avait toutefois commencé par rejeter ses conclusions, demandant un complément d’investigation.

Pour stopper l’escalade du conflit, la conseillère d’Etat Béatrice Métraux avait proposé aux élus de s’engager dans une médiation. Une initiative qui semble avoir porté ses fruits, puisque dans un ultime revirement, la Municipalité admet désormais qu’il ne se justifiait pas de demander la démission ni la révocation de M. Jaton. Réhabilité, celui-ci n’en a pas moins décidé de quitter ses fonctions avec effet au 31 juillet prochain. «Je suis clairement soulagé que tout cela se termine, mais moi et ma famille resterons marqués pour longtemps. Cette histoire est un gros gâchis», commente Jean-Pierre Jaton, qui assume pleinement sa décision de démissionner. «J’ai été vivement attaqué par mes collègues. Il aurait été délicat de rester. Je me réjouis de passer à autre chose», conclut-il.

(24 heures)

Créé: 07.07.2017, 18h56

Articles en relation

Les accusations de mobbing réfutées par une enquête

Saint-Sulpice Soupçonné de harcèlement, le Municipal Jean-Pierre Jaton a transmis au Conseil communal un rapport confidentiel qui balaie les allégations contre lui. Plus...

Déchirés, les élus de Saint-Sulpice tentent la médiation

Conflit La Municipalité conteste les résultats de l’enquête pour mobbing envers l’un de ses membres et a redistribué ses dicastères. Plus...

L'enquête pour mobbing s'achève dans la confusion

St-Sulpice Le municipal mis en cause par ses collaborateurs s'affirme blanchi. La Municipalité et le Conseil d'Etat ne commentent pas. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

«Christian Constantin dérape une fois de trop», paru le 23 septembre 2017.
(Image: Valott) Plus...