La Grèce honore l’Ecole suisse d’archéologie

HistoireRattachée à l’UNIL, l’institution scientifique a droit à une place à son nom dans la ville où ses chercheurs et techniciens fouillent depuis 1964.

Des étudiants en plein travail sur le site d’Erétrie, en août 2007.

Des étudiants en plein travail sur le site d’Erétrie, en août 2007. Image: PHILIPPE MAEDER

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Il existe désormais une «place de l’Ecole suisse d’archéologie», dans la ville d’Erétrie, en Grèce, sur l’île d’Eubée. Cet honneur, accordé le 1er Août dernier par la Municipalité de la petite ville côtière, vient récompenser plus de cinquante années de labeur des scientifiques et techniciens issus des universités suisses sur l’un des plus importants sites de fouilles helléniques d’Europe.

On trouve à Erétrie des traces de présence humaine remontant à l’époque préhistorique, mais la cité a surtout été un des points de départ de l’expansion grecque antique en Méditerranée, contribuant notamment à la diffusion de l’alphabet, au VIIIe siècle avant l’ère chrétienne. Elle a aussi joué un rôle dans la vie politique de la région à l’époque classique.

Les archéologues suisses ont contribué à mettre au jour de nombreux vestiges importants, comme, dans le désordre, un temple dédié à un empereur romain, un gymnase et une maison d’habitation avec des mosaïques encore bien conservées. Il y a même eu la découverte d’un trésor de 354 pièces d’argent et de bronze, en 1997.

Présence suisse permanente

L’Ecole suisse d’archéologie en Grèce (ESAG) a commencé en tant que mission suisse, avant d’être nommée école par le gouvernement grec. Elle est rattachée depuis 1982 à l’Université de Lausanne, d’où proviennent encore le plus grand nombre des étudiants qui effectuent un séjour à Erétrie. Son directeur a longtemps été le professeur Pierre Ducrey, qui fut aussi recteur de l’UNIL. C’est la seule présence archéologique suisse permanente à l’étranger, ouverte à toutes les universités helvétiques, et soutenue principalement par la Confédération et le Fonds national scientifique (FNS).

«Il y a beaucoup d’étudiants qui viennent ici à Erétrie, explique Karl Reber, professeur à l’UNIL et actuel directeur de l’ESAG. Cela se traduit par de nombreux travaux de masters et de thèses.» Outre les étudiants, le site d’Erétrie occupe des chercheurs et chercheuses, et des collaborateurs administratifs et techniques. Selon Karl Reber, entre 20 et 30 personnes y travaillent chaque année, la plus grande partie étant présente durant l’été.

Créé: 18.08.2015, 21h15

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