Le Cinéma Bellevaux remonte petit à petit la pente

7e artCherchant à redynamiser la salle lausannoise, les nouveaux exploitants dressent un bilan positif un an après la reprise. Mais la situation reste difficile.

Le Cinéma Bellevaux est l'une des dernières salles indépendantes de Lausanne.

Le Cinéma Bellevaux est l'une des dernières salles indépendantes de Lausanne. Image: DR

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Miné depuis des années par une baisse de la fréquentation, des difficultés financières et la domination des multiplexes, le Cinéma Bellevaux a changé de visage l’an dernier après le départ de son emblématique propriétaire, Konrad Waldvogel. Une nouvelle équipe, composée notamment d’anciens du Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF), relevait le défi de redynamiser et pérenniser l’une des dernières salles de cinéma indépendantes de la capitale vaudoise. Sa recette: privilégier la projection d’œuvres en marge de l’exploitation traditionnelle. Pari gagné?

A l’heure de la pause estivale – la salle est fermée jusqu’au 19 août –, le nouveau codirecteur, Gwenaël Grossfeld, dresse un bilan positif après trente-huit semaines d’ouverture. «La fréquentation suit une tendance à la hausse, alors qu’avant la reprise, elle était à la baisse.» Un signe encourageant même si le nombre d’entrées demeure pour l’instant inférieur à celui des années précédentes.

C’est le film suisse Tapis rouge, tourné en partie à Lausanne avec des jeunes du quartier des Boveresses, qui a réalisé le meilleur résultat: 200 billets vendus en six semaines. C’est peu, Gwenaël Grossfeld en convient. Mais il tempère les attentes: «Nous n’avions pas la prétention de redresser la barre en huit mois. D’autant que la reprise a provoqué un certain bouleversement. Nous avons perdu une partie du public, ce qui est normal lorsqu’on change d’identité.» L’établissement se réjouit toutefois d’avoir fidélisé de nouveaux spectateurs. «Et d’anciens habitués font leur retour!»

Exploitation compliquée

D’autres points positifs figurent au tableau. Ainsi le succès rencontré lors d’événements ponctuels. Il y a eu par exemple des conférences sur le son ou, en collaboration avec l’ECAL, sur le courant minimal américain. «C’est ce genre de manifestations qui marchent le mieux. Nous avons rempli plusieurs fois la salle à de telles occasions.» Dès la réouverture, la programmation s’enrichira ainsi une fois par mois d’un cycle de lecture «augmentée» de sons et d’images.

L’institution lausannoise se félicite encore d’avoir réussi à toucher le jeune public. «Nous organisons notamment des séances spéciales avec des établissements scolaires du canton. Nous avons accueilli plus de 2000 élèves dans ce cadre-là.»

Mais niveau finances, la situation demeure délicate. «Nous n’avons pas de dettes, mais l’exploitation reste compliquée», relate Gwenaël Grossfeld. La survie du cinéma repose toujours sur le soutien de l’Association BelEcran, qui reçoit notamment une contribution de la Ville de Lausanne.

Programme: www.cinemabellevaux.ch (24 heures)

Créé: 06.08.2015, 09h31

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