Le collège de Carrouge fait débat malgré l’approbation du Canton

JoratCertains opposants réclament des garanties à long terme. L’Association scolaire se veut rassurante.

Alors que l'agrandissement du collège du Raffort à Mézières (photo ci-dessus) touche à sa fin et que le nouveau collège de Servion est en construction, c'est le bâtiment neuf projeté à Carrouge qui est revenu au cœur des débats.

Alors que l'agrandissement du collège du Raffort à Mézières (photo ci-dessus) touche à sa fin et que le nouveau collège de Servion est en construction, c'est le bâtiment neuf projeté à Carrouge qui est revenu au cœur des débats. Image: DR

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L’épais dossier des établissements scolaires tracasse toujours le Jorat. Alors que le nouveau Collège de Servion est en construction et que l’agrandissement du Collège du Raffort à Mézières touche à sa fin, c’est le bâtiment neuf projeté à Carrouge qui est revenu au cœur des débats récemment. Lors du dernier Conseil communal de Jorat-Mézières, une motion du fervent opposant et ancien syndic de Mézières François Gilliéron a remis un peu d’huile sur le feu. Ce dernier estime en effet que le projet ne permet pas de «répondre pour plusieurs décennies aux exigences scolaires, sportives, associatives et financières». Pour rappel, les contestataires ont toujours milité pour un site unique, à proximité du terrain de foot de Mézières, en y incorporant des infrastructures pour les sociétés de la région.

La barre des 25 classes

Concrètement, François Gilliéron insiste sur un point: le futur collège de Carrouge ne pourra pas répondre aux directives du règlement sur les constructions scolaires primaires et secondaires (RCSPS) en cas d’accroissement du nombre d’élèves. A partir de la 25e classe, ces dernières imposent des installations sportives extérieures conséquentes et une salle de gymnastique triple. «Il n’y a pas suffisamment de place pour se conformer à ces directives et les normes ne seront donc pas respectées, tonne François Gilliéron. Il aurait pourtant été plus simple de régler tous les problèmes en construisant moins cher sur un seul site.» Des reproches balayés par Etienne Cherpillod, président de l’Association scolaire intercommunale du Jorat (ASIJ). Pour lui, «le terrain permet de respecter toutes les normes jusqu’à 25 classes voire jusqu’à 30 classes si la Commune augmente le coefficient d’utilisation des sols de 0,5 à 0,6. Et nous n’avons pas à extrapoler sur un nombre d’élèves que nous n’avons pas.» Le syndic de Jorat-Mézières, Patrice Guenat, confirme que «c’est quelque chose qui est probablement possible et qui a été évoqué à l’époque par la Municipalité de Carrouge».

Celle de Jorat-Mézières, quant à elle, répond que la question n’est pas de son ressort. «Nous mettons simplement la parcelle à disposition de l’ASIJ. En aucun cas nous ne pouvons imposer ce qu’il y aura dessus, renvoie Patrice Guenat. Notre droit de regard se limite au Plan partiel d’affectation (PPA) Champs du Trey, pour lequel le Canton vient de donner son approbation.» Un aval que n’apprécie guère François Gilliéron: «C’est une honte de lever notre opposition juste avant les vacances de Noël alors qu’elle traîne depuis des mois. Le Canton laisse faire n’importe quoi.» Notons qu’une parcelle adjacente, hors PPA, pourrait être achetée à un privé pour ajouter une zone de verdure à l’école mais qu’elle ne serait pas constructible.

Le bond de la dette

En parallèle, le volet financier suscite aussi des interrogations. Les opposants s’inquiètent de la situation de l’ASIJ, contrainte d’augmenter son plafond d’endettement de 40 à plus de 60 millions de francs pour faire face aux investissements. «Si certaines communes refusent cette hausse, que se passera-t-il pour le Collège de Carrouge, questionne François Gilliéron. Il n’y a aucune vision d’avenir.»

Récemment, Le Régional détaillait le rapport rendu par la Cour des comptes du Canton à propos de l’ASIJ. Cette dernière était globalement encouragée à tendre vers plus de professionnalisme dans sa structure et son fonctionnement. Elle doit notamment faire qualifier son organe de révision des comptes auprès de l’Autorité fédérale de surveillance en matière de révision. «Nous avions anticipé la plupart des points et beaucoup de choses sont déjà mises en œuvre, souligne Etienne Cherpillod. Les derniers ajustements se feront courant 2017.» (24 heures)

Créé: 28.12.2016, 08h02

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