Le restaurant Au Major Davel promène ses hôtes au fil de l’eau

CullyL’unique restaurant de la place d’Armes ne désemplit pas depuis sa récente réouverture, des chambres à la terrasse.

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Dans le village de Cully, on commençait à trouver longue l’absence du Major Davel, café-restaurant les pieds dans l’eau au sud du bourg. Près d’un an après sa fermeture pour rénovation – au lieu de six mois –, le lieu public emblématique a rouvert ses portes et sa terrasse a été agrandie. Avec un succès fou!

«Durant les transformations, on s’est rendu compte qu’il fallait tout refaire», soupire Jean-Jacques Gauer, nouveau patron des lieux, qui règne aussi sur l’Auberge du Raisin et le Café de la Poste voisins. C’est son épouse, Émeline, qui a repensé la déco. Ce sera l’eau et les bateaux, de la proue à la poupe. Les murs prennent les teintes des fonds lacustres, les luminaires en verre soufflé évoquent les lampes-tempêtes et les chambres portent toutes le nom d’un des bateaux de la CGN. Seul le côté pinte a gardé ses tables et chaises carnotzet, comme un clin d’œil aux habitués.

La cuisine suit aussi le fil de l’eau. Julien Ostertag, enfant du pays et ancien sous-chef exécutif au Lausanne Palace, propose une carte lacustre et méditerranéenne. Si les perches sauvages viennent d’Irlande, le pêcheur du village livre aussi chaque jour son arrivage. Outre le menu, des tapas (du calamar au vieux gruyère) sont proposées de midi à 22 heures sur la terrasse. Pour les accompagner, un large choix de vins de la région, dont douze chasselas. «Sur nos 20 vins ouverts, trois seulement sont étrangers», se réjouit la sommelière, Morgane Porchet. Qu’on ne s’étonne pas de la large place accordée aux crus de Louis-Philippe Bovard: le vigneron voisin prête une cave à l’établissement, qui n’en possède pas.

Dans les étages, qu’on atteint grâce à un nouvel ascenseur, quatorze chambres (165 fr. la double, 145 fr. la single), vue sur le lac ou le Dézaley, remplacent les douze préexistantes. C’est que la rôtisserie et le bureau ont été troqués pour une suite spacieuse (200 fr.) et une chambre attenante. Au sol et pour les meubles, du chêne massif. «Et les lits sont tous des boxsprings très hauts, comme ça, on voit le lac au réveil!» s’exclame Émeline Gauer, fière de sa trouvaille. Autre détail d’importance, les chambres ne sont pas équipées de TV et téléphone. «C’est une volonté, pas une économie, précise Jean-Jacques Gauer. Nous ne voulions pas de source de bruit, pour mieux apprécier la nature et la tranquillité.» (24 heures)

Créé: 10.09.2018, 06h59

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