Les bitures fatiguent les urgences du CHUV

SANTÉ Le service fait face à la multiplication des cas d’alcoolisation aiguë. «Mise au point» a filmé ce défilé durant deux nuits.

L'un des hommes fortement alcoolisé, filmé par Mise au point, est transporté par une ambulance du Groupe Sanitaire Lausanne, réquisitionnée pour cette intervention.

L'un des hommes fortement alcoolisé, filmé par Mise au point, est transporté par une ambulance du Groupe Sanitaire Lausanne, réquisitionnée pour cette intervention. Image: RTS / Capture écran

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Le magazine Mise au Point consacre dimanche soir (20h10) un sujet aux cas d’alcoolisations aiguës traités aux urgences du CHUV. Deux nuits durant, la RTS a filmé le quotidien des infirmiers et ambulanciers confrontés au défilé épuisant de ces patients difficiles, parfois même violents. «La frustration est très présente, lâche une soignante après s’être fait frapper par une jeune femme avec 2,3 pour mille dans le sang. Ce sont des gens qui vont très mal et sont peu collaborants.»

Le phénomène prend de l’ampleur et n’arrange pas l’engorgement déjà chronique des urgences. Le nombre de cas d’alcoolisation aiguë à l’hôpital universitaire vaudois est passé de 596 en 2000 contre 1674 dix ans plus tard. Pour les 18-30 ans, le chiffre a presque quintuplé durant cette même décennie (de 125 à 544 cas).

«C’est fluctuant mais je vois en moyenne trois personnes par jour, explique le Dr Alexandre Azemar. Ça peut aller jusqu’à 6 ou 8, et pas seulement le week-end.» Médecin assistant au Service d’alcoologie, il s’entretient le matin avec ces patients avant leur sortie pour prévenir une dépendance et la dépister. «Ce qui me frappe, c’est qu’ils sont de plus en plus jeunes et qu’ils ne sont pas conscients des dangers de l’alcool.» (24 heures)

Créé: 12.04.2013, 16h15

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