Les projets d’antennes fleurissent à Saint-Sulpice

TéléphonieLe village pourrait accueillir un mât de 25 m et un autre de 35 m. Un sondage avait épinglé la mauvaise réception mobile en 2017.

Image: Philippe Maeder

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Ce n’est pas la première mise à l’enquête du genre et, comme les autres avant elle, elle n’a pas fait beaucoup de bruit. À Saint-Sulpice, l’opérateur Salt vient de déposer une demande de permis de construire afin de modifier des antennes existantes à la rue des Jordils, au centre du village. Selon la société, l’objectif est de modifier les fréquences permises afin d’améliorer la couverture pour ses clients mais aussi, à terme, de pouvoir déployer la 5G. Toute récente, la mise à l’enquête court jusqu’au 31 mai. L’histoire ne dit donc pas encore si elle suscitera des oppositions.

Rien d’étonnant à ce que ce type de projet voie le jour à Saint-Sulpice, la commune étant connue pour être un véritable trou noir en termes de réception mobile. En 2017, quatre conseillers communaux avaient mené un sondage auprès de la population. Résultat: une centaine de personnes confirmaient subir des interruptions plus ou moins longues ou être incapables de passer des appels. Et si l’ensemble de la commune paraissait touché, les rues situées entre le centre et les rives du lac concentraient une bonne partie du mécontentement.

Gros projets en lice

Un postulat avait été adopté dans la foulée par le Conseil communal pour demander des améliorations. La Municipalité s’était engagée à mettre trois terrains communaux à la disposition des opérateurs présents dans le village, à savoir Swisscom, Salt et Sunrise. Selon les mots de l’Exécutif début 2018, la balle était désormais dans leur camp. Force est de constater que les choses ont bougé depuis. Premier jalon, l’an passé, l’antenne qui coiffe l’Auberge Communale a été transformée par Swisscom afin d’installer de nouveaux systèmes avec de nouvelles fréquences permettant d’améliorer la couverture et le débit. Pour l’opérateur, il s’agit jusqu’ici de la seule antenne sur le territoire de la commune, mais cela pourrait changer à l’avenir. Pas moins de deux nouvelles antennes sont en effet en projet au village. La première a été mise à l’enquête en décembre dernier par Swisscom sur un terrain communal vierge de constructions. Si la demande de permis de construire est accordée, un mât de 25 mètres pourrait s’implanter à l’ouest de la commune, en bordure du chemin du Bois, avec la perspective d’y accueillir la 5G.

De quoi rétablir la communication au village? «La transformation de l’antenne sur l’Auberge Communale a un peu amélioré la réception, mais essentiellement en direction du lac», commente à ce stade Marcel Panzera, municipal chargé de ce dossier. Quant à l’antenne mise à l’enquête cet hiver, elle ne se situe pas à proximité immédiate du fameux trou noir identifié par le sondage.

L’antenne Salt, dont la transformation est actuellement à l’enquête, pourrait contribuer à changer la donne, tout comme une toute nouvelle antenne en projet au centre du bourg, sur un terrain communal à la rue du Bochet, qui pourra accueillir la 3G, la 4G et la 5G. «Il s’agira probablement d’un mât de 35 mètres implanté au sol», indique Marcel Panzera, qui précise que l’antenne devrait être utilisée par les trois opérateurs. «Les études ont été faites et un accord a été conclu. Il ne leur reste plus qu’à lancer la mise à l’enquête», croit savoir le municipal.

Peu d’oppositions

Pour l’instant, ces projets semblent n’avoir suscité que peu d’intérêt. «Dès qu’il est question de ce genre de projet, il y a toujours des craintes liées aux rayons ionisants. Pour l’antenne mise à l’enquête en décembre, il y a eu au maximum cinq ou six oppositions», indique ainsi Marcel Panzera. La transformation de l’antenne de l’auberge n’a, elle, rencontré aucun obstacle.

Nathalie Dubuis, l’une des quatre élus à l’origine du sondage et du postulat de 2017, se dit attentive aux craintes que pourraient susciter ces projets, mais estime que l’objectif est atteint. «Nous ne voulons pas des antennes partout, mais des antennes efficaces.» Pour Marcel Panzera, il revient maintenant aux opérateurs de concrétiser les projets mis à l’enquête et annoncés. «En mettant les terrains communaux à leur disposition, nous avons fait le maximum que nous pouvions, mais nous sommes un peu frustrés par la lenteur des opérateurs à mettre en place les améliorations.»

Pour voir l'infographie en grand, cliquez ici.

Créé: 14.05.2019, 09h05

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