Les rôlistes toujours fidèles au poste à Orc’idée

LausanneLa convention de jeux de rôle et de société Orc’idée se déroule ce week-end à l’EPFL pour la 21e fois. Et elle n’a pas fini de trouver son public.

L'association des Ch'piil joue au jeu de Madame Ching.

L'association des Ch'piil joue au jeu de Madame Ching. Image: Chantal Dervey

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Avec Ludesco, à la Chaux-de-Fonds, et la Fête du Jeu, à Martigny, c’est l’une des trois principales conventions de jeu de Suisse romande. Orc’idée, qui se tient entre samedi et dimanche à l’EPFL, est de ces événements qui rassemblent les passionnés de mondes fantastiques peuplés de guerriers, d’orques, de mages et d’aventuriers intergalactiques. Intitulée «embruns et corsaires», l’édition 2015 est d’ailleurs l’occasion pour certains de se promener sur le campus d'Ecublens dans des déguisements dignes du capitaine Jack Sparrow.

Créée en 1992, Orc’idée accueille chaque année entre 300 et 500 amateurs de jeux de toutes sortes – de plateau, de stratégie ou de figurines –, mais surtout, de jeux de rôle. «Quand j’ai commencé à m’investir pour Orc’idée, je me disais que l’intérêt tendrait plutôt à décliner» explique Laurent Maerten, membre du comité organisateur et rôliste depuis plus de vingt ans. Et pourtant, à l’en croire, la manifestation attire depuis plusieurs années un public relativement constant, même s’il a évolué: «On a fait un sondage auprès des participants en 2010 et on a pu observer une féminisation et une augmentation de l’âge moyen des joueurs.» Ainsi, alors que dans les années 1990, la pratique des jeux de rôle était essentiellement une affaire d’ados, aujourd’hui, la moyenne d’âge se situe plutôt autour de 25 ans.

Bien sûr, personne ne se risque plus à décrire le jeu de rôle comme une mode. Mais pour Laurent Marten, il a réussi à résister à toutes les concurrences: celle des cartes Magic, et surtout, celle des jeux vidéo. Plusieurs d’entre eux ne sont en effet rien moins que des jeux de rôle dans des univers créés par ordinateur. Pour Lionel Jeannerat, qui tient un stand à la convention pour présenter les jeux qu’il crée lui-même, il y a eu une migration des rôlistes vers les jeux vidéo – et retour. Aujourd’hui, le jeu de rôle classique est toujours bien vivant tend à s’orienter vers plus de créativité, plus d’improvisation et des règles moins contraignantes: «Tout ce qu’on ne peut pas faire dans un jeu sur ordinateur, on peut l’imaginer dans une partie de jeu de rôle. Il n’y a pas de limite» explique ainsi une participante à la convention. (24 heures)

Créé: 18.04.2015, 20h00

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