L’afflux d’élèves fait renaître le Gymnase de Provence

EnseignementDès cette rentrée, avec 14 classes de plus, l’établissement lausannois est trop gros pour rester intégré au Gymnase de Renens. Leur union n’aura duré qu’un an.

Provence est désormais le 11e gymnase du canton.

Provence est désormais le 11e gymnase du canton. Image: Bosshard

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Dès cette rentrée, avec 14 classes de plus, l’établissement lausannois est trop gros pour rester intégré au Gymnase de Renens. Leur union n’aura duré qu’un an. Le mariage aura été de courte durée. La rentrée passée avait vu l’inauguration d’un nouveau gymnase très attendu: le Centre d’enseignement postobligatoire de l’Ouest lausannois (CEOL), qui combinait deux sites. Mieux connu sous le nom de Gymnase de Renens, le nouvel établissement s’est installé dans un bâtiment flambant neuf sur territoire renanais, tout en intégrant dans son giron le Gymnase de Provence, ouvert en 2010 sur la commune de Lausanne.

Un an plus tard, dès cette rentrée 2017, Provence fera à nouveau cavalier seul, devenant le 11e gymnase du canton. Deux postes de directeur viennent d’être mis au concours pour une entrée en fonction en janvier 2018. Patrick Monbaron, qui dirigeait le CEOL jusque-là, aura la responsabilité des deux établissements jusqu’à cette date qui correspond à son départ à la retraite.

Recalibrage imprévu

«C’est une décision du Conseil d’Etat qui remonte à ce printemps et qui répond à l’extension du site de Provence, précise Séverin Bez, directeur général de l’enseignement postobligatoire du canton de Vaud (DGEP). La démographie scolaire est telle qu’il fallait prévoir l’ouverture de 14 classes supplémentaires afin d’absorber l’afflux d’élèves. Ces classes ont pu être trouvées à Provence.» En comptant l’ajout, déjà prévu, de 18 classes dans le bâtiment de Renens, ce sont presque 700 nouveaux gymnasiens qui se répartiront entre les deux sites cette année. D’où le choix d’en faire des gymnases distincts. «Avec 95 classes, un seul établissement aurait perdu en qualité d’enseignement», argumente Séverin Bez.

Il y a un an, à l’ouverture du CEOL, une telle scission n’était toutefois manifestement pas au programme, pas plus que la création de 14 classes supplémentaires. En 2010, à la création du Gymnase de Provence, celui-ci était en outre annoncé comme une solution provisoire.

Ces recalibrages s’expliqueraient par les aléas de la planification scolaire: «La DGEP ne fait qu’absorber les élèves qui arrivent de l’enseignement obligatoire. Avec l’introduction de la LEO (Loi sur l’enseignement obligatoire, entrée en vigueur dans le canton de Vaud en 2013, ndlr) et du système à deux voies, les statistiques vaudoises ont dû revoir tous leurs modèles. En réactualisant les chiffres de notre planification, nous avons constaté que nos capacités n’étaient pas suffisantes à court terme», explique Séverin Bez.

Avec près de 700 nouveaux élèves, les gymnases de Renens et de Provence absorberont à eux seuls presque la totalité de la croissance des effectifs des gymnases vaudois. Ceux-ci accueilleront plus de 13 101 jeunes dès la rentrée d’août. Depuis 2011, le nombre de gymnasiens vaudois a augmenté de 20%. (24 heures)

Créé: 12.08.2017, 13h33

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