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Un atelier pour se préparer aux attaques sexistes du quotidien

Au Théâtre de Vidy, les employées en grève ont travaillé leur sens de la répartie en cas d’agression.

En partageant leurs mésaventures, les grévistes de Vidy ont débattu des meilleures réponses à apporter à des propos et actes déplacés.
En partageant leurs mésaventures, les grévistes de Vidy ont débattu des meilleures réponses à apporter à des propos et actes déplacés.
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Bien des femmes se disent victimes d’attaques sexistes. Et le milieu du spectacle ne fait pas exception. C’est ce qu’on a pu constater lors d’un atelier organisé vendredi matin au Théâtre de Vidy, en grève lui aussi. Au travers de situations réelles – pas toutes vécues dans le monde du théâtre –, les grévistes ont tenté de définir quelles auraient été les réponses appropriées à ce qu’elles ont vécu comme une agression.

Le constat général est qu’il est bien difficile de réagir du tac au tac. «Parfois, on est tellement surprise qu’on ne sait pas quoi dire», résume une intervenante. Et il y a de quoi l’être, lorsqu’un collègue vous colle la main aux fesses à côté de la machine à café. «Je portais un bonnet de Noël et il m’a dit: «La Mère Noël, je lui mets la main au cul», témoigne une femme, qui s’en veut encore de n’avoir pas réagi.

Il n’y a pas de recette universelle. Chaque situation est particulière. Mais verbaliser à voix haute en décrivant ce qui vient de se produire peut attirer l’attention de témoins et semble aussi avoir un effet sur l’agresseur. «Dans un bus, j’ai dit très fort à un monsieur qu’il était en train de me regarder en se passant la langue sur les lèvres, raconte une jeune femme. Ça l’a calmé.»

Dans le cas d’une agression verbale, on peut aussi demander à la personne ce qu’elle vient de dire, histoire de gagner du temps pour soigner sa répartie. Mais, parmi toutes les réponses envisagées, prendre à partie, partager ce qui vient d’être vécu semble être incontournable afin de ne pas rester enfermée dans un rôle de victime.

«Moi, je leur marche sur les pieds, attaque une autre participante. Ça défoule.» Reste que les spécialistes en autodéfense recommandent plutôt d’éviter le contact. «Crier et courir, c’est ce qu’il faut faire en cas d’agression physique lorsqu’on n’a pas les moyens de se défendre», résume une femme qui vient de suivre un cours.

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