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L’atelier reCYCLO voit ses vélos bricolés comme des outils d’intégration

L’association qui remet sur pied les cycles abandonnés accueille des stagiaires désireux d’apprendre la mécanique et de s’intégrer.

Colin Demars encadre les stagiaires de l'atelier reCYCLO, comme ici Amanuel, venu d’Érythrée.
Colin Demars encadre les stagiaires de l'atelier reCYCLO, comme ici Amanuel, venu d’Érythrée.
Marius Affolter

Ce lundi, Amanuel s’affaire sur un dérailleur tandis qu’Ermias finalise un contrat de location. Voilà trois mois que ces deux trentenaires érythréens ont intégré l’atelier reCYCLO, au 96 de l’avenue d’Échallens, à Lausanne. Spécialisée dans la récupération, la réhabilitation et la location de vélos abandonnés, l’association œuvre désormais à l’insertion sociale. Les objectifs fixés avec les stagiaires, souvent de jeunes migrants, touchent à l’apprentissage de la mécanique vélo mais aussi à l’intégration. Ces derniers sont orientés vers reCYCLO par l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO).

«Ils sont pleinement incorporés à l’équipe, dans l’atelier comme lors des moments conviviaux que nous pouvons vivre en dehors. Le but est de stimuler les échanges et de leur permettre d’évoluer dans un milieu francophone, puisqu’ils sont généralement en train d’apprendre la langue», explique Elisa Sabbione, membre de l’association. Le lundi, les stagiaires perfectionnent, avec leur référent Colin Demars, leurs connaissances du fonctionnement de l’association, de la mécanique et des différents outils. Le mardi et le vendredi, ils se joignent aux bénévoles et travaillent sur les bicyclettes et au contact des clients.

Alors que la fin de son stage approche, Ermias annonce qu’il va continuer à œuvrer à l’atelier. Ancien cycliste arrivé en Suisse il y a quatre ans, il avait déjà des notions de mécanique mais dit avoir «perfectionné les techniques». «Je cherche un apprentissage dans ce domaine et j’ai eu l’occasion de faire un stage dans un magasin, qui s’est bien déroulé, raconte-t-il. Le fait d’avoir participé à la vie de reCYCLO est une expérience qui pourrait m’aider à trouver une place.»

Soutenu pour l’année 2019 par le Bureau lausannois pour les immigrés, le projet a déjà touché sept stagiaires. L’objectif de l’association n’est toutefois pas de le développer outre mesure, parce qu’il faudrait davantage de moyens mais aussi parce que l’efficacité en termes d’intégration pourrait pâtir d’un trop grand groupe.

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