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Conduire le LEB, c’est frôler le drame quotidiennement

Sueurs froides sur l’avenue d’Echallens à Lausanne, tronçon ferroviaire à hauts risques

La vitesse du Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) passe de 47 km/h à un petit 33 km/h. Jeudi, fin d’après-midi, le train sort du tunnel de Chauderon pour s’engager sur le tronçon tant redouté de l’avenue d’Echallens à Lausanne. Comme il le fait plus de 140 fois par jour. Sur près de 1 kilomètre, il ne circule pas en site propre. Le convoi de 150 tonnes évolue au milieu des piétons, cyclistes, autos et trolleybus. «C’est un stress énorme pour nous, commente un mécanicien du LEB. Il faut avoir les yeux partout, rechercher continuellement le contact visuel. A la fin de ce tronçon, on a encore les jambes qui flageolent.»

Le danger y est perpétuel. Le mois dernier, une femme y a encore laissé sa vie, happée par le LEB. «La personne qui conduisait le train à ce moment-là est prévenue pour homicide involontaire, révèle un employé de la compagnie. C’est systématique avec la nouvelle législation. Il faut garder à l’esprit que, dès qu’il y a un problème, nous ramassons. Alors que nous sommes prioritaires.»

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