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Balade lausannoise aux sons de la ville

À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au bruit, la Ville a réédité sa balade acoustique, entre klaxons et gazouillis d’oiseaux.

Dimitri Magnin (main levée à dr.) a commenté les sons dans des lieux choisis et variés - ici la colline de Montriond.
Dimitri Magnin (main levée à dr.) a commenté les sons dans des lieux choisis et variés - ici la colline de Montriond.
Patrick Martin

Comment sonne votre ville? Beaucoup répondront par des nuisances: klaxons, trafic, marteaux-piqueurs. Ils ajouteront quelques gazouillis d’oiseaux et le tour est joué. Ce mercredi, à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au bruit, la Ville de Lausanne a voulu montrer que son environnement sonore était plus complexe que ça. Lors d’une balade acoustique d’une heure trente, menée de la gare à Ouchy par son initiateur, l’ingénieur acousticien Dimitri Magnin, une vingtaine de promeneurs volontaires ont été invités à tendre l’oreille. La balade, inaugurée en 2018, sera rééditée chaque année.

«La ville produit toute une panoplie de bruits générés par la vie. Ces sons sont appréciés de manière très variée par chacun», prévient Dimitri Magnin. Alors qu’un participant apprécie un vélo pour sa discrétion, une promeneuse malvoyante nuance: «En effet, on ne les entend pas arriver, c’est un problème.» Cette dernière avoue n’être dérangée que par les chantiers. «Les autres bruits sont des repères pour moi, ils m’aident.»

Plus loin, le silence apaisant d’une cour intérieure est perturbé par une radio qui beugle du Maître Gims. «Souvent, quand on prend des mesures pour lutter contre le bruit, on en révèle d’autres», relève un participant. La météo capricieuse a aussi montré son influence à Ouchy. «Nous pensions observer le bruit des terrasses et des enfants. Aujourd’hui, on se croirait à Brest!»

Les mâts des drapeaux, les vagues et la corne de brume de la CGN ont conclu cette balade bien loin de la Lausanne du 30 km/h. Et pourtant. «On a longtemps classé les nuisances sonores comme un problème de confort, mais aujourd’hui, on connaît leurs effets sur la santé», a indiqué Dimitri Magnin. Et si de gros efforts ont été faits en trente ans, notamment au niveau du trafic, le bilan est «catastrophique». «En 1980, 500'000 personnes étaient exposées au bruit en Suisse. Aujourd’hui, avec les mêmes valeurs limites, nous sommes plus de 1 million.»

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