Un bar de langues pour rafraîchir son allemand ou son espagnol

NouveautéLe SprachenBar débarque à Lausanne. Le concept: pratiquer une langue étrangère en petits groupes, sans chichis.

Le SprachenBar est organisé (presque) tous les derniers mardis du mois à l’Esprit Bistrot, à deux pas de la gare de Lausanne. Ci-dessus: la table dédiée à la pratique de l’italien.

Le SprachenBar est organisé (presque) tous les derniers mardis du mois à l’Esprit Bistrot, à deux pas de la gare de Lausanne. Ci-dessus: la table dédiée à la pratique de l’italien. Image: PATRICK MARTIN

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Il y a celle qui maîtrisait l’anglais «à l’époque» mais ne l’a plus parlé depuis des années. Celle qui débute dans la langue de Goethe et veut échapper au cadre rigide des cours. Celle qui a de vagues notions d’espagnol qu’elle ne peut jamais mettre en pratique… Fin février, la 2e édition du SprachenBar (bar de langues) lausannois a réuni une quinzaine de personnes à L’Esprit Bistrot, à deux pas de la gare.

«Où sont les hommes?» rigolent les participantes. L’ambiance est décontractée; c’est justement le concept. «Rafraîchir ses connaissances en langues tout en faisant des connaissances, résume Verena Schoch. Au fond, le but du SprachenBar, c’est de passer un bon moment, sans contrainte, et de rencontrer de nouvelles personnes. Mon mari m’a dit une fois qu’en sortant, les gens avaient les yeux qui brillaient… C’est exactement pour cela que j’ai créé les bars de langues.»

La Bernoise a lancé le concept il y a sept ans dans sa région. Il s’est implanté avec succès à Sion, Zurich, Bâle, Berne, Bienne, Burgdorf, Langenthal, Langnau et Soleure. À Lausanne, rendez-vous est donné (presque) tous les derniers mardis du mois, à l’heure de l’apéritif. Les visiteurs s’inscrivent à l’arrivée et prennent place à la table de leur choix: allemande, française, italienne, espagnole ou anglaise. La conversation s’engage sous l’impulsion d’un animateur bilingue qui relance, voire corrige lorsqu’on le lui demande. Pas question, ici, de relever systématiquement les erreurs.

Les rires fusent dans le groupe anglophone. «Je vais parler de cette initiative à tout le monde, s’enthousiasme une participante. C’est absolument génial. Je cherchais quelque chose dans ce genre depuis longtemps. Quand est-ce que je peux pratiquer l’anglais? Presque jamais.»

Tous les niveaux sont bienvenus. À la table italienne, une jeune femme tente de décrire son métier au groupe, non sans peine. «J’ai étudié l’italien et je ne l’ai pas utilisé, explique-t-elle. Puis j’ai étudié l’espagnol. Maintenant, je mixe les deux…»

«Quel dommage de ne pas avoir l’occasion de parler allemand, regrette-t-on en chœur à la table voisine. C’est un autre moyen d’apprendre une langue.» Les petits groupes se séparent sur le coup des 20 heures, après une heure et demie d’échanges. «J’espère qu’il y aura aussi des hommes, la prochaine fois», glissent les organisatrices. Le panel de langues proposé – assez classique pour le moment – est susceptible d’évoluer au gré des désirs. Le SprachenBar de Sion, par exemple, ouvre sur demande des tables grecques et russes. (24 heures)

Créé: 13.03.2018, 07h29

Infos pratiques

Prochains SprachenBar
À Lausanne le 27 mars et le 24 avril
De 18h30 à 20h
L’Esprit Bistrot (Hôtel Alpha Palmiers).
Informations: 076 463 37 36, 079 324 55 02 et
www.sprachenbar.ch
Prix: 12 francs

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