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Beaulieu, un hiver à coeur ouvert

Les travaux pour bâtir un tribunal arbitral et refaire le théâtre crèvent les yeux à l’avenue Bergières.

Aux abords du chantier du théâtre de Beaulieu.
Aux abords du chantier du théâtre de Beaulieu.
Vanessa Cardoso
Aux abords du chantier du théâtre de Beaulieu. Il ne reste que les grandes colonnes du palais. Elles sont classées.
Aux abords du chantier du théâtre de Beaulieu. Il ne reste que les grandes colonnes du palais. Elles sont classées.
Vanessa Cardoso
On reconnait encore la salle et son lustre monumental.
On reconnait encore la salle et son lustre monumental.
Vanessa Cardoso
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Il ne reste qu’une carcasse, qu’un squelette. L’aile sud du palais de Beaulieu est ouverte aux quatre vents. La preuve avec les quelques guirlandes lumineuses du chantier qui se balancent doucement dans l’aube d’un jour de décembre qui peine à se lever.

Les contours de cette partie du palais ne tiennent qu’aux grandes colonnes si caractéristiques des lieux. Elles seront conservées, la façade de Beaulieu étant classée. De quoi rendre le chantier à la fois «très intéressant, très compliqué et très délicat», résume son responsable, Massimo Barbera.

De l’intérieur de la carcasse, à hauteur de rue, on se trouve dans ce qui deviendra un restaurant et une salle de banquet, le long des Bergières. Accessible depuis l’intérieur par ceux qui fréquentent un congrès ou vont au spectacle, il aura aussi sa propre entrée depuis l’extérieur.

À l'extrémité ouest, les grands pieux de soutien et les échafaudages fort visibles feront place au Tribunal arbitral du sport. Une construction entièrement nouvelle et totalement indépendante du vénérable théâtre.Ce dernier aura lui aussi enfin son accès propre. Pour l’heure, de l’extérieur, il est à nu. Avec l’arrondi visible de l’arrière de son balcon et, juste en dessous, les portes originelles où sont accrochés les écriteaux «Pairs» et «Impairs».

Pas de travaux

Depuis son inauguration, le 19 novembre 1954 avec l’Orchestre de la Suisse romande sous la baguette d’Ernest Ansermet et accompagné de la pianiste Clara Haskil le plus grand théâtre de Suisse n’a subi aucuns grands travaux, si ce n’est une rénovation au début des années 1990.

Le chantier actuel est d’une tout autre portée, puisqu’il changera la physionomie des lieux d’accueil. Serge Fehlmann, l’architecte qui s’occupe de profondément transformer la salle le dit: ce qui frappera le public en arrivant, c’est de pouvoir patienter dans un foyer au rez, à l’entrée. Aujourd’hui à ciel ouvert, il est impossible de se le représenter. Tout est encore à faire, et ces derniers mois ont avant tout servi à démolir. Trois autres foyers seront aménagés aux étages supérieurs, dont une zone VIP au dernier niveau, avec vue sur l’est de Lausanne en prime.

L’entrée dans le théâtre à proprement parler est, elle, moins exigeante en abstraction. On reconnaît immédiatement la salle grâce à deux de ses éléments emblématiques: son majestueux lustre et son balcon. Tout le reste est à vif: les murs, le sol débarrassé de tous ses sièges. La fosse d’orchestre et la scène ont fait place à un trou béant, balustrade ouverte sur l’extérieur, le chemin du Presbytère.

De retour en 2021

Le lustre sera bientôt décroché, rénové et retrouvera le théâtre à la fin de sa mue. Entre-temps, l’entier du plafond sera démonté. Le public retrouvera un théâtre aux pentes plus marquées. Et à l’espace augmenté: il sera passé à 1600 places au lieu des 1800 d’origine. «Une amélioration flagrante du confort dimensionnel et visuel des places», explique Serge Fehlmann. Patience, puisque la réouverture n’aura lieu qu’à l’automne 2021.

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