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Le Béjart Ballet triomphe au Japon

A Tokyo, Gil Roman a signé une représentation solaire de La Neuvième Symphonie de Beethoven, impliquant 250 interprètes.

Quatre mille spectateurs, standing ovation, triomphe absolu: durant de longues minutes, samedi soir, le public du Théâtre NHK de Tokyo a ovationné la première représentation de La Neuvième Symphonie de Beethoven par la compagnie du Béjart Ballet Lausanne et le Tokyo Ballet. L’événement est à la mesure d’une représentation solaire donnée par quatre-vingts danseurs.

«Concert dansé», la Neuvième, que crée Maurice Béjart en 1964 à Bruxelles, s’ouvre sur un prologue composé de deux textes poétiques de Nietzsche. Accompagné par les percussions afro-occidentales de Thierry Hochstätter et JB Meier, qui jouent en direct, Gil Roman s’avance dans la lumière. Comédien messager, il dit: «C’est par des chants et par des danses que l’homme se manifeste comme membre d’une communauté qui le dépasse: il a désappris de marcher et de parler et il est sur le point de s’élever dans les airs en dansant (…).» Prostrés à même le plateau, nés du chaos, les danseurs émergent d’un long sommeil: une main, puis quatre, puis dix se lèvent et l’Orchestre Philharmonique d’Israël, dirigé par le chef indien Zubin Mehta, très applaudi lui aussi, donne ses premières notes. La scène est d’une irradiante beauté.

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