Bertrand Duboux en Winkelried des vignerons

LivreL’ancien journaliste sportif de la RTS publie Il faut sauver le vigneron de Lavaux, un «coup de gueule» contre la bureaucratie, qui met selon lui la viticulture en péril.

Bertrand Duboux (au centre) relaie les témoignages de Raymond Chappuis et de son fils Sébastien, dont on voit ici une des vignes ravagées par un glissement de terrain.

Bertrand Duboux (au centre) relaie les témoignages de Raymond Chappuis et de son fils Sébastien, dont on voit ici une des vignes ravagées par un glissement de terrain. Image: DR

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Quelque part entre le soldat Ryan et Franz Weber, on trouve Il faut sauver le vigneron de Lavaux, le nouveau livre de Bertrand Duboux. L’ancien journaliste sportif de la RTS a verni, jeudi chez un ami vigneron, ce «coup de gueule» contre les autorités. Selon lui, si elles ne viennent pas rapidement en aide aux exploitants du vignoble le plus escarpé du canton, c’est tout le paysage inscrit à l’Unesco qui risque de finir en éboulis.

Et pourquoi ce journaliste à la retraite, plus connu comme spécialiste du cyclisme et de la boxe, se pose-t-il en sauveur de la profession? «Il faut un Winkelried pour ouvrir une brèche», lâche-t-il. Mais il y a autre chose: depuis 2000, Bertrand Duboux est propriétaire de 7000 m2 de vignes à Lavaux, dont il a hérité. «Je suis un enfant de Riex, rappelle l’habitant de Chavannes-de-Bogis. Quand j’étais gamin, il y avait 26 familles vigneronnes au village. Aujourd’hui, on n’en compte plus que trois!»

Ce qu’il veut montrer dans son ouvrage, témoignages à l’appui, c’est cette «autre réalité que celle, bling-bling, servie par certains et reprise par les médias». Une face cachée où les murs de pierres du Dézaley jouent un rôle prépondérant. «Depuis que j’ai hérité de mes vignes, j’ai dépensé plus de 200'000 francs et rien gagné», s’emporte celui dont le père mêlait les professions de vigneron et de… maçon, illustrant la charge d’entretien qui incombe à chaque vigneron propriétaire.

Il s’appuie surtout sur le cas de Raymond Chappuis, vigneron de Puidoux et plus gros propriétaire en Dézaley après la Ville de Lausanne. Il bataille depuis cinq ans afin d’obtenir un financement suffisant pour la réfection de murs poussés en bas par un terrain communal. Selon lui, même si l’Etat s’engage à payer 35% des travaux, grâce à un nouveau crédit inscrit dans la loi, les frais sont tels (ici 420'000 francs pour une parcelle de 200 m2) qu’ils mettent en péril les exploitations.

Par ce livre, où Etat de Vaud, Office des vins vaudois et Unesco en prennent pour leur grade, Bertrand Duboux espère aussi susciter un élan de solidarité entre les vignerons de la nouvelle génération. «Mon souhait: créer une association pour les vignobles en terrasses du canton.»

Créé: 15.09.2017, 20h00

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