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Bilan municipal de Lausanne, à 2 ans de la fin de législature

Les membres de l’exécutif décrivent un travail qui mêle énormes chantiers, tentatives d’innover pour la qualité de vie et gestion de crises.

David Payot (POP), Oscar Tosato (PS), Florence Germond (PS), Grégoire Junod (PS), Jean-Yves Pidoux (Verts), Natacha Litzistorf (Verts) et Pierre-Antoine Hildbrand (PLR) ont présenté jeudi leur programme de législature.
David Payot (POP), Oscar Tosato (PS), Florence Germond (PS), Grégoire Junod (PS), Jean-Yves Pidoux (Verts), Natacha Litzistorf (Verts) et Pierre-Antoine Hildbrand (PLR) ont présenté jeudi leur programme de législature.
François Wavre - Ville de Lausanne

Il n’est pas fréquent de voir les sept municipaux lausannois assis en rang d’oignons. Mercredi après-midi, c’était l’heure du bilan collectif. Entrés en fonction en juillet 2016, David Payot (POP), Oscar Tosato (PS), Jean-Yves Pidoux (Les Verts), Florence Germond (PS), Natacha Litzistorf (Les Verts), Pierre-Antoine Hildbrand (PLR) et le syndic, Grégoire Junod (PS), sont à mi-parcours de cette première législature de l’après-Brélaz-Français.

«Bonne entente» saluée

Le rendez-vous était fixé, comme pour annoncer le programme de législature il y a deux ans, dans le Nord lausannois. À deux pas du stade en construction de la Tuilière, mais aussi tout près du futur écoquartier des Plaines-du-Loup. De quoi attirer l’attention sur de très grands projets lancés avant que l’équipe actuelle soit aux manettes mais qu’elle est en train de concrétiser.

C’est Grégoire Junod qui a largement mené la présentation, donné le ton et brossé un inventaire thématique de réalisations. Entre défense du patrimoine, soin à la qualité de l’espace public, sécurité, soutien au sport, à l’économie et à la culture. Lausanne ne se serait jamais aussi bien portée, d’un point de vue touristique au moins, puisqu’un nouveau record de nuitées vient d’être atteint.

Le syndic n’a pas manqué de saluer la «bonne entente» qui règne au sein du collège municipal lausannois. Et l’humour pratiqué par le minoritaire de service, Pierre-Antoine Hildbrand, semble attester ces dires. Le responsable est, sans surprise, revenu sur l’effort sécuritaire mené par la capitale. L’engagement de nouveaux policiers (18 postes) était prévu au programme. La grande polémique sur le deal de rue a assis et accéléré les mesures prises. La situation s’est «améliorée», juge l’élu. Mais il dit ne pas se faire d’«illusions» sur cette problématique sur laquelle il faut sans cesse veiller. Oscar Tosato a lui salué la mise en place du «projet phare» de local d’injection. Il compte pour l’heure 250 inscrits, et 2400 injections y ont eu lieu. Un dispositif qui «porte ses fruits».

L’écologiste Natacha Litzistorf a opté pour la mise en lumière du quartier de logement des Fiches. Il marie les thèmes chers à la ville que sont la mixité sociale, la participation citoyenne ou encore l’efficacité énergétique.

David Payot a lui rappelé le lancement récent du budget participatif, une première en Suisse, sorte de grand concours d’idées qui vise à «encourager et valoriser l’engagement des habitants».

Espace public et chauffage géothermique

Florence Germond n’a pas parlé finances mais mobilité, avec son projet «rue vivante», présenté en avril 2018. Avec, en idée maîtresse, la volonté d’«un espace public où chacun a sa place». Et le rappel là aussi d’une première suisse: le test de limitation de vitesse nocturne pour lutter contre les nuisances sonores. Jean-Yves Pidoux a, en guise de clôture, parlé non sans humour lui aussi d’un projet que personne ne verra et qui est «hautement complexe», mais capital ainsi qu’une première très innovante: le chauffage géothermique aux Plaines-du-Loup. Où on ira chercher à 800 mètres sous la terre de quoi chauffer le quartier.

De l’aveu de Grégoire Junod, l’exercice du bilan de mi-parcours est surtout intéressant pour son collège. N’empêche, la liste des idées lancées et des politiques concrétisées en deux ans est longue. Celle des blocages l’est moins, mais ils sont bien réels. Il y a eu la crise de Beaulieu, pas tout à fait terminée, celle de la réforme des salaires Equitas, qui avait fait descendre dans la rue «une petite moitié de la fonction publique», et bien entendu le deal. Les éoliennes et le tram font cruellement défaut. Pour le tram, la Ville, le Canton, les autres Communes concernées et les transports lausannois ne peuvent qu’attendre une décision de justice. Entre réactions aux crises et reste du programme, il est certain que les deux années à venir seront bien remplies.

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