Passer au contenu principal

La Blatte n'a toujours pas mis une patte dans le Pianissimo

L'association attend de pouvoir s'installer dans l'ancien club de jazz. Un dossier au point mort depuis près de deux ans.

Le rez-de-chaussée du bâtiment reste vide alors qu'un artiste peintre s'est installé au premier étage et que la microbrasserie Les Fleurs du Malt occupe le sous-sol.
Le rez-de-chaussée du bâtiment reste vide alors qu'un artiste peintre s'est installé au premier étage et que la microbrasserie Les Fleurs du Malt occupe le sous-sol.
Patrick Martin

La devanture dit bien le temps qui passe. Depuis plusieurs années, l’ancien Pianissimo accumule poussière et contretemps à la rue des Deux-Marchés 11. L’association la Blatte, au bénéfice d’une promesse de bail, a toujours l’intention d’y installer un bar socioculturel mais le projet, mis à l’enquête en avril 2016, est au point mort. Ce dernier devait mêler bibliothèque, expositions, spectacles, troc de savoirs… Mais à ce jour, et depuis l’inondation de 2005 qui avait entraîné la fermeture du club de jazz, les locaux sont vides.

«Nous avons fait part de certaines réticences sur le projet original puisqu’il s’agit d’une zone à habitat prépondérant, explique Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la Sécurité. L’association devait en tirer des conclusions, notamment pour son business model, et intégrer les conditions que nous avons posées.» Parmi elles: fermeture impérative à 22h, capacité limitée à 60 personnes, pas de concerts ni de soirées dansantes et présence d’un vigile à l’entrée. Des exigences qui ont passablement tempéré les ambitions initiales de la Blatte, décourageant même quelques membres de son comité. Ceux qui restent ont accepté de s’y plier mais s’agacent désormais de voir leur dossier embourbé.

«Nous attendons une réponse de la Municipalité depuis des mois, déplorent les responsables. On ne se sent pas vraiment considérés, alors qu’il faudrait simplement nous dire oui ou non. Parfois on se dit qu’ils veulent nous voir abandonner.» L’association indique avoir déjà dépensé 35'000 francs pour financer les études architecturales. Et elle devra en ajouter plusieurs dizaines de milliers puisque tout est à refaire à l’intérieur des locaux. «Deux fondations sont d’accord de financer une partie de ce projet mais il faut se battre pour qu’elles ne se retirent pas à cause de la lenteur des procédures.»

La Blatte attend donc un signe de la Municipalité. Sauf que cette dernière semble… attendre un signe de la Blatte et de la coopérative Tunnel-Riponne, à qui appartient le bâtiment. Il est à nouveau question des exigences d’exploitation. «Le propriétaire m’a dit avoir reçu des assurances de la part de la Blatte mais dans un tel dossier, susceptible de donner lieu à des oppositions, il faut formaliser les choses», souligne Pierre-Antoine Hildbrand. Le municipal exige donc un document détaillant les conditions futures fixées à l’association. Après réception, il imagine que le permis de construire pourrait être délivré en quelques semaines. Il était originellement attendu pour l’automne 2014.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.