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Où va le bois lausannois quand il meurt?

Un élu PS s’est interrogé sur le destin des arbres que la Ville a abattus en 2018.

Image d'illustration.
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En 2018, à Lausanne, 265 arbres ont été abattus après décision des autorités et 338 plantés. Ce n’est pas un scoop: la Ville a amplement communiqué sur la chose. À ces coupes s’ajoutent les quelque 12'000 m3 de bois soustrait dans les forêts du territoire, gérées par le Canton.

Les abattages ont lieu «pour des raisons sécuritaires ou sylvicoles (ndlr: permettre aux meilleurs sujets en forêt de se développer quand la concurrence est trop forte)», explique un document de la Ville. Mais il y a aussi les arbres, non comptabilisés, qui sont supprimés dans le cadre de projets urbanistiques ou de construction.

Que fait-on de tout ce bois, s’est demandé le socialiste Jacques-Étienne Rastorfer. Cela dépend, lui répond la municipale écologiste Natacha Litzistorf. Pour les coupes sur le domaine public ou chez des privés, «puisque ce bois est souvent en assez mauvais état, il part majoritairement vers Tridel pour le chauffage», explique l’élue. Les arbres des forêts connaissent pour moitié le même destin, alors que l’autre moitié file vers des scieries suisses pour être utilisée dans la construction et l’ameublement.

Compensations variées

Enfin, la troisième catégorie de coupe, celle en lien avec des permis de construire, est majoritairement destinée à la valorisation dans l’industrie du bois et non dans le chauffage. À titre d’exemple, le grand abattage de 317 arbres effectué à l’écoquartier des Plaines-du-Loup l’an dernier a été réalisé par l’entreprise du député PLR Daniel Ruch. C’est aussi elle qui a ensuite «valorisé en copeaux/sciure» ce bois.

Les compensations, elles aussi, varient. «Sur les parcelles de la ville, on compense un pour un, voire plus. Mais pas forcément au même endroit», détaille Natacha Litzistorf. En forêt, on privilégie «la régénération naturelle. Même si, à Lausanne, avec le projet 1 arbre 1 enfant, en 20 ans, 32'000 chênes ont été plantés.»

Que pense la municipale écologiste du projet de défrichement d’une grande partie de la forêt du Flon pour y faire une route? «Par définition, tout déboisement répond à des intérêts autres que de préserver des arbres en ville… Mais, comme dans d’autres projets comparables, il y a compensation. La justice et la population vont agir et orienter l’action publique.»

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