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«C’est aux médecins traitants de juger si un enfant ne peut pas aller en garderie»

Parents et professionnels commencent à s’inquiéter. Les règles sont les mêmes qu’à l’école. Les autorités craignent de manquer de personnel si l’épidémie s’amplifie

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archives, Keystone

Alors qu’un premier cas de coronavirus Covid-19 a été détecté parmi le personnel d’une garderie genevoise, l’inquiétude se fait aussi sentir dans les structures d’accueil vaudoises. D’un côté, des parents hésitent à placer leurs enfants si certains camarades reviennent de l’étranger. De l’autre, les professionnels s’inquiètent pour leur santé, dans un métier où ils sont au plus proche des enfants et de leurs microbes.

Pour l’instant, aucune structure d’accueil n’a fermé pour cause d’enfant malade dans le canton de Vaud, que ce soit au préscolaire ou au parascolaire. «Si ça devait arriver, cela découlerait du médecin cantonal, après une enquête d’entourage auprès des proches de l’enfant concerné», explique Valérie Berset, cheffe de l’Office cantonal de l’accueil de jour des enfants (OAJE).

«Si un enfant est malade, il est probable que la garderie ferme»Valérie Berset, cheffe de l’Office cantonal de l’accueil de jour

Les règles générales sont les mêmes que dans les écoles et les critères pour qu’un enfant reste chez lui. Elles sont simples: une toux accompagnée d’une fièvre, ou une fièvre accompagnée de difficultés respiratoires. «C’est aux médecins traitants de juger de la situation pour savoir si un enfant peut retourner dans une structure d’accueil, ajoute Valérie Berset. Ils ont été informés par le médecin cantonal. Mais dans le cas où un enfant serait malade, il est fort probable que le Conseil d’État déciderait de fermer une structure d’accueil.»

Alors que les enfants semblent «asymptomatiques» (c’est-à-dire qu’ils peuvent être porteurs du virus sans avoir de symptômes), la crainte est de voir le personnel manquer. «Nous demanderions aux parents qui le peuvent de garder leurs enfants chez eux, afin de garantir un accueil à ceux qui n’ont pas d’autre solution», explique Jean-Claude Seiler, le chef du Service lausannois de l’accueil de jour. «Nous ferions alors appel à notre staff de remplaçants, mais il est vrai qu’il s’amenuise.»

Les syndicats, eux, conseillent de respecter les règles d’hygiène émises par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et les autorités sanitaires.

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