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Le Café de Chavannes décline le végétal avec un bel accent mauricien

La brasserie historique a opéré un tournant radical. Mais le résultat est convaincant dans l'assiette.

Pritee et Nathanaël Barbey ont le végétarisme aussi joyeux que goûteux.
Pritee et Nathanaël Barbey ont le végétarisme aussi joyeux que goûteux.
VANESSA CARDOSO

Au téléphone, la patronne prévient gentiment: «Vous savez que le restaurant a changé de tenanciers?» Pour les habitués du Café de Chavannes, il y a en effet une vraie révolution. Depuis l’adresse que tenait la «Mère Pouly» dès 1922 jusqu’au dernier tenancier, Pascal Piot, la viande a toujours été un atout d‘une carte qui déclinait les plats de brasserie avec bonheur. Mais Pascal Piot voulant se reposer, a passé la main à ses amis Nathanaël et Pritee Barbey. Le Vaudois bourlingueur et son épouse mauricienne sont, eux, devenus végétariens et leur carte suit la même conviction, saveurs et couleurs à la clé, depuis le 11 juillet.

Lui, apprentissage chez Chibrac puis École hôtelière et divers projets, propose une cuisine relevée, aux accents de l’île afro-indienne, mais pas uniquement, subtile, colorée et goûteuse. Elle, en salle, reçoit avec chaleur dans ce décor de bistrot lumineux ou dans la terrasse-jardin invisible de la route.

On attaque avec ce joli trio de beignets créoles, des samoussas de patates relevés d’une sauce gentiment pimentée, des beignets de piments doux et des gâteaux-piments typiquement mauriciens (14 fr.). Les goûts sont bien présents, l’équilibre parfait, l’entrée aérienne. Mais on pourrait aussi tenter le trio méditerranéen, tapenade, caviar d’aubergine et houmous (15 fr.).

De belles salades, disponibles en entrée ou en plats, une série de «pizzas engagées» (dès 12 fr.!) affirment la volonté de travailler des produits aussi locaux et bios que possible. Comme dans ce curry d’aubergine et pomme de terre au lait de coco, avec un chutney de cacahuètes, incroyablement parfumé et juste (24 fr.). Ou le tofu de Coinsins, émincé en compagnie de carottes et de courgettes, dans une sauce au cajou délicatement relevée, bonne à faire oublier l’entrecôte Voronov de la mère Pouly (26 fr.).

On reviendra tester le gratin de framboises ou le cheesecake coco-caramel (12 fr.) et déguster une petite carte des vins qui va s’étoffer, à côté d’un joli choix de thés froids maisons, de limonades et de bières artisanales.

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