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Des caméras envisagées pour veiller sur les morts

La Municipalité réfléchit à la vidéosurveillance après les profanations du carré musulman du cimetière Bois-de-Vaux.

Les services communaux s'activent pour remettre le carré musulman dans son état initial, après le saccage du week-end.
Les services communaux s'activent pour remettre le carré musulman dans son état initial, après le saccage du week-end.
Philippe Maeder

Après le saccage du carré musulman du cimetière du Bois-de-Vaux, samedi, la Ville de Lausanne étudie la possibilité d’y installer un système de vidéosurveillance. «La Municipalité a lancé des réflexions et évalue différents scénarios, dont la vidéosurveillance. Les aspects légaux, techniques et de coût-opportunité doivent être examinés», indique le directeur de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand. Dans un communiqué publié mardi, le PLR lausannois soutient la démarche. Le parti «estime que des actions doivent être mises en place pour éviter que cela ne se reproduise» et précise qu’il déposera, «s’il le faut», une initiative parlementaire demandant l’installation de caméras. «Il faut cependant à tout prix éviter de cloisonner cette partie du cimetière, le but ayant toujours été de l’intégrer au mieux», prévient le texte.

Les réactions se succèdent depuis la médiatisation des faits, samedi. Comme indiqué dans notre édition du 16 octobre, SolidaritéS appelle à un rassemblement mercredi en fin de journée à Lausanne. Le mouvement affirme par ailleurs que «les récentes initiatives de l’extrême droite et des discours qui ciblent les communautés musulmanes en Suisse galvanisent les groupuscules violents qui se sentent ensuite libres de passer à l’acte». La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) a également condamné ce saccage et «espère que les auteurs de cette profanation seront découverts et que la justice sera donc saisie».

Au cimetière, les services communaux sont à l’œuvre pour remettre le carré musulman dans son état initial. Les tags hostiles sont en train d’être effacés, signale Pierre-Antoine Hildbrand. La police précise de son côté que l’enquête se poursuit et qu’il est pour l’instant impossible d’estimer la durée des investigations. Les informations recueillies sur place sont en cours d’analyse, selon Jean-Philippe Pittet, responsable de la communication et de la prévention.

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