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La canopée des Plaines-du-Loup va se développer

La Ville s’assure de la compensation des arbres à abattre pour construire l’écoquartier. Mais, plus que leur nombre, c’est leur surface qui importera.

Arrachés en 2018 et conservés en pots, les arbres cinquantenaires forment désormais un bosquet.
Arrachés en 2018 et conservés en pots, les arbres cinquantenaires forment désormais un bosquet.
Olivier Vogelsang

Couper 320 arbres pour construire l’écoquartier des Plaines-du-Loup? La nouvelle avait alimenté la controverse en 2017. Mardi, la Municipalité a montré qu’elle était en passe de compenser largement ces coupes.

Une pépinière a en effet été créée au sud de la piste d’envol de la Blécherette, où 300 arbustes s’apprêtent à verdir et à croître en attendant leur emménagement dans le quartier. Ils s’ajoutent aux essences que la Ville est parvenue à préserver, soit en les transplantant, soit en les maintenant sur pied.

Au final, l’écoquartier sera bien plus vert que ce qu’exigent les règlements en vigueur. Le plan de quartier prévoit 211 arbres et on peut déjà compter qu’il y en aura près du double, assurait la municipale Natacha Litzistorf en conférence de presse.

Cet effort vert a commencé en 2018 avec une opération de sauvegarde d’arbres cinquantenaires. Une façon d’assurer la présence de quelques essences de belle taille au nouveau quartier. Sur les 21 bouleaux, charmes et pins sylvestres – arrachés avec une belle motte de terre, mis en pots et conservés sur place jusqu’à l’automne dernier –, 18 spécimens ont survécu à cette expérience hors normes.

Replantés, ils forment désormais un bosquet qui séparera les nouveaux immeubles. L’expérience, jugée disproportionnée par certains, ne devrait toutefois pas être reconduite. «Mais elle a été utile pour positionner le curseur en vue de futurs projets», estime Michaël Rosselet, responsable du patrimoine arboré de la Ville.

«Nous avons surcompensé l’abattage des arbres, se réjouit la municipale en charge de l’Environnement. Mais, plutôt que de compter les troncs, on essaie aujourd’hui de réfléchir en termes de canopée.» Cette surface qu’occupe le feuillage d’un arbre est en effet le nouvel enjeu, puisqu’il s’agit de compter avec le réchauffement climatique.

L’exemple lyonnais

La fameuse ombre des arbres, notoirement plus rafraîchissante que celle d’un parasol, devra contribuer au climat des Plaines-du-Loup, mais aussi dans le reste de la ville. «On compte en général 8 mètres de diamètre pour le feuillage d’un arbre, ce qui permet de dire que 20% de la surface du quartier sera couverte», développe Michaël Rosselet.

En offrant un meilleur environnement aux arbres, notamment dans le sous-sol, la Ville compte améliorer leur pousse et leur permettre d’atteindre 10 mètres de diamètre. Cette croissance permettrait alors aux Plaines-du-Loup d’être ombragées sur 30% de leur surface. Un objectif semblable à ceux que prévoient des villes telles que Lyon pour lutter contre les canicules.

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