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Captation de suffrages: l'élu renanais acquitté

Accusé d'avoir manipulé des bulletins de vote lors des communales 2016, un candidat socialiste est blanchi par la justice.

Archive/photo d'illustration/Keystone
Archive/photo d'illustration/Keystone
Keystone

C’est un procès qui aurait pu faire date, tant il est rare que des élections trouvent leur épilogue devant la justice. Accusé d’avoir manipulé des bulletins de vote lors des élections communales de 2016, un élu de Renens a finalement été mis hors de cause, jeudi, par le Tribunal d’arrondissement de Lausanne.

Candidat dans les rangs socialistes à l’époque, A.K. était accusé d’avoir manipulé quelque 120 bulletins de vote en traçant systématiquement les noms de cinq de ses colistiers PS et en y ajoutant son propre nom. Il était aussi mis en cause pour les avoir distribués à des électeurs de la communauté kurde.

Dans son jugement, la présidente du tribunal a estimé que l’accusation ne résistait pas à l’examen des bulletins de vote litigieux. Aucun élément ne permettait d’affirmer qu’ils avaient été modifiés par la même personne, et le nom d’A.K. n’était pas le seul à avoir été ajouté. La juge a également mis en doute les similarités entre l’écriture du prévenu et celle apparaissant sur les bulletins. Enfin, elle a considéré que les allégations selon lesquelles A.K. se serait rendu personnellement chez des électeurs reposaient sur des dénonciations anonymes et des rumeurs, tout en relevant que donner des instructions de vote n’était pas illicite. Le Ministère public doit encore se prononcer sur un éventuel recours.

«J’ai toujours fait confiance à la justice. Elle fonctionne mieux que les partis», a déclaré A.K. suite au jugement. «Pendant 30 mois, j’ai été la cible d’insultes et de mensonges. On a voulu me coller à tort une étiquette communautariste.» Actuellement suspendu par le PS, l’élu annonce qu’il continuera de siéger au Conseil communal de Renens jusqu’à la fin de cette législature. Contactée pour commenter le verdict, la présidente du Parti socialiste vaudois (PSV), Jessica Jaccoud, commente: «Ce jugement aurait pu être un signal fort que toute influence sur une élection doit être proscrite. Mais si le tribunal estime que les preuves n’étaient pas suffisantes, nous prenons acte de sa décision.» Elle indique que le PSV va se ressaisir du cas d’A.K., non sans relever qu’une condamnation n’est pas indispensable pour prononcer son expulsion.

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