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Cartonner au box office grâce à l’EPFL

Une start-up lausannoise est au festival de Berlin pour présenter un logiciel capable de prédire le succès commercial des films.

Sami Arpa est l'un des fondateurs de Largo Films. Il s'est rendu à la Berlinale pour présenter le potentiel de l'intelligence artificielle dans la production de films.
Sami Arpa est l'un des fondateurs de Largo Films. Il s'est rendu à la Berlinale pour présenter le potentiel de l'intelligence artificielle dans la production de films.
Alain Herzog - DR

Quel sera le blockbuster de cette année? Autrement dit, quel film parviendra à engranger des millions pour ses producteurs? Une start-up lausannoise issue de l’EPFL a développé un logiciel capable de le dire. Largo Films est actuellement au Festival international du film de Berlin afin d’expliquer comment l’intelligence artificielle peut calculer le chiffre d’affaires futur d’un film en projet, mais également comment augmenter ses chances de succès au box-office.

Le logiciel LargoAI a été développé par des chercheurs du Laboratoire d’images et de représentation visuelle de l’EPFL. Pour ce faire, ils ont défini plusieurs centaines de paramètres permettant d’exploiter d’importantes bases de données, dont le profil d’environ 200'000 acteurs. Ils ont également analysé près de 40000 films pour mieux comprendre la recette de leur succès. «Notre logiciel identifie des typologies de films, par exemple, en fonction de leur niveau de comédie ou de drame, explique Sami Arpa, cofondateur de l’entreprise. À partir de là, il peut indiquer quelle typologie est susceptible de produire quel revenu et dans quel pays.»

Si ce genre de technologie n’est pas absolument inédit, Sami Arpa estime qu’il n’existe pas plus de quatre ou cinq start-up actives dans ce domaine dans le monde. «C’est très nouveau et nous apportons quelque chose de plus.» Selon lui, le logiciel de la start-up lausannoise permet en effet d’intervenir à tous les niveaux de planification et de production d’un film. «Grâce à notre base de données, nous pouvons par exemple identifier quel serait le meilleur acteur pour incarner un personnage.» Le logiciel LargoAI peut en outre faire ses prédictions de succès non seulement sur la base d’un scénario écrit, mais aussi à partir d’images déjà tournées.

À titre d’exemple, la start-up indique avoir vu juste en prédisant une recette de 10,6 millions de dollars en première semaine pour «The Gentlemen», film de Guy Ritchie sorti fin janvier. En marge de la Berlinale, Largo Films vient d’annoncer une collaboration avec le European Producers Club, qui regroupe une centaine de producteurs. Ceux-ci pourront évaluer les perspectives commerciales de leurs films grâce au logiciel lausannois.

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