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Une centaine de chasseurs de fourmis au Jardin botanique

Passionnés et curieux ont récolté samedi des fourmis pour les recenser.

Tristan et sa sœur Émilie ont aussi chassé les fourmis.
Tristan et sa sœur Émilie ont aussi chassé les fourmis.
CHRISTIAN BRUN

«Oh, je suis désolée pour toi», sourit avec amertume une retraitée en observant la fourmi qui se démène dans un tube d’alcool. Comme Isabelle, ce sont une centaine de personnes qui sont venues scruter le Jardin botanique de Lausanne pour le lancement de l’«Opération Fourmis». Pour marquer ses 200 ans, la Société vaudoise des sciences naturelles (SVSN) lance ce projet participatif, en collaboration avec l’UNIL et le Musée cantonal de zoologie de Lausanne (MZL).

L’objectif? Recenser les fourmis du canton de Vaud. Une première, car si le nombre d’espèces est estimé entre 80 et 100, les recherches sur les fourmis restent floues. «Le paradoxe est qu’il y a des études pointues sur leur biologie, mais il y a des lacunes sur les espèces et leur répartition», observe Anne Freitag, conservatrice du MZL.

Le coup d’envoi donné

Armés de chaussures de randonnée et d’imperméables, des retraités, venus seuls ou en couple, des familles aux enfants en bas âge, mais aussi des vingtenaires ont affronté une météo capricieuse. Ils ont suivi des myrmécologues pour récolter des fourmis, grâce à un kit offert: des tubes d’alcool, une pince et une fiche de recensement. Tous évoquent l’envie de contribuer à la recherche, beaucoup leur fascination. Comme Alphonse: «J’avais des fourmis dans ma cuisine et j’ai commencé à les observer.»

Genoux à terre, Matteo, 26 ans, parvient à attraper un hexapode avec sa pince. «Je suis comme un enfant. Je suis naturaliste de formation, et récolter des insectes, ça me manque.» En parallèle, des stands informatifs, des microscopes et une exposition laissent les enfants bouche bée.

Les chercheurs se chargeront de l’identification des espèces. Et chaque détail compte: le type d’antennes, la texture corporelle et même la longueur des poils. En cas de non-identification, les espèces seront envoyées à l’étranger.

Anne Freitag est confiante, mais réaliste. «L’enthousiasme va s’estomper, mais on mise sur le fait que c’est ludique.» Si le projet en est à sa phase pilote, l’objectif est de dresser un inventaire national.

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