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«Certains ados savent très peu sur l’alimentation»

Écublens a mis pas moins de 350 élèves aux fourneaux pendant une semaine sous l’œil d’un spécialiste de la pédagogie de l’alimentation.

Dans les cuisines du Collège du Pontet, Yvan Schneider a transmis la passion du goût à 350 élèves. VANESSA CARDOSO
Dans les cuisines du Collège du Pontet, Yvan Schneider a transmis la passion du goût à 350 élèves. VANESSA CARDOSO
Vanessa Cardoso

Vivre sainement passe par l’estomac, à commencer par celui des jeunes. C’est sans doute pourquoi la Commune d’Écublens a mis aux fourneaux pas moins de 350 élèves dans le cadre de sa «Semaine en santé», organisée pour sa population du 28 octobre au 2 novembre dernier.

Pour 18 classes de 9e, 10e et 11e du Collège du Pontet, il ne s’agissait ainsi pas seulement de se régaler, mais, surtout, d’apprendre. Ils ont eu droit à une petite master class sous l’égide d’un pédagogue spécialisé dans l’alimentation, Yvan Schneider, qui a orchestré pour eux un véritable parcours de relais culinaire.

«Pour aborder la cuisine avec les enfants, il faut donner du sens à ce qu’on leur fait faire et mener un projet à son terme. On ne peut pas simplement leur demander de réaliser une recette», explique ce formateur en éducation nutritionnelle à la Haute École pédagogique du canton de Vaud.

En une semaine, les plus jeunes ont ainsi réalisé plusieurs variétés de chaussons, rouleaux de printemps et samosas afin de découvrir des saveurs venues des quatre coins du globe. Les élèves plus âgés se sont, quant à eux, occupés du dressage avant de photographier les mets en vue de créer un petit livret de recettes. Celui-ci doit être mis en ligne sur le site de la Commune ces prochains jours.

«Certains ados savent très peu sur l’alimentation. J’essaie de leur donner l’envie de découvrir ce patrimoine et de leur apprendre que ce que l’on mange est un choix citoyen», explique Yvan Schneider, qui milite pour que le bien-manger soit enseigné le plus tôt possible dans les classes. Dans la cuisine parfaitement équipée de l’école, plusieurs élèves n’ont de fait jamais touché une casserole.

Mais ceux qui mitonnent régulièrement des plats pour leur famille ne sont pas si rares. Entre deux, il y a ceux qui, comme Julie, 12 ans, savent surtout cuire des pâtes et ne demandent qu’à apprendre. «Je me suis inscrite à l’option cuisine sur un semestre, comme tout le monde dans ma classe. Il n’y avait pas assez de places.»

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