Le chauffage à distance décolle plus tôt que prévu

Ouest lausannoisLancé en 2011 par Prilly et Renens, le réseau CADouest voit arriver ses premiers chiffres verts. Ils n’étaient pas attendus avant 2023.

Au sous-sol d’un immeuble de Prilly, une installation technique permettant de distribuer la chaleur venue du réseau.

Au sous-sol d’un immeuble de Prilly, une installation technique permettant de distribuer la chaleur venue du réseau. Image: CHRISTIAN BRUN

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À Prilly et à Renens, quelque 3500 habitants et postes de travail se chauffent désormais tout en valorisant leurs déchets. C’est le bilan qu’a dressé mercredi CAD­ouest, le réseau de chauffage à distance des deux communes, lancé en 2011 avec l’aide de la Ville de Lausanne. Surtout, la société, qui appartient conjointement aux trois villes, annonce qu’elle approche à présent des chiffres verts.

Concrètement, CADouest est une extension du réseau de chauffage à distance lausannois, système qui permet d’alimenter en chaleur les bâtiments en faisant l’impasse sur le mazout. Ainsi, en 2017, la chaleur distribuée par CAD­ouest provenait majoritairement d’énergies renouvelables. 60% étaient issus de l’incinération d’ordures à l’usine TRIDEL et 4% de l’incinération des boues d’épuration de la step de Vidy, le reste étant produit à partir de gaz naturel.

«Les résultats 2017 sont presque positifs, après des années d’investissement», se réjouit Adriano Bartolomei, directeur de CADouest. Pour créer CADouest en 2011, Prilly et Renens ont chacune apporté 4 millions de francs, tandis que Lausanne a contribué avec son réseau déjà existant sur le territoire des deux villes. Ces six dernières années, 16 millions de francs ont été investis, et 11 millions sont annoncés pour les six années à venir. L’objectif sera alors d’alimenter un total de 8000 habitants et emplois.

Selon les projections initiales de CADouest, les résultats ne devaient être positifs qu’à partir de 2023. Ce devrait pourtant déjà être le cas cette année, grâce au raccordement de plusieurs bâtiments de grandes dimensions. D’ici cinq à six ans, le bénéfice devrait même dépasser 400 000 francs. «Avec le développement de grands quartiers à Renens et à Prilly, nous avons de gros clients qui sont pratiquement assurés», détaille Adriano Bartolomei. En effet, selon la loi vaudoise sur l’énergie, les bâtiments neufs ont l’obligation de se raccorder à un réseau de chauffage à distance si cela est possible et proportionné.

Avec 10,4 centimes au KWh, le coût du chauffage à distance se rapprochait de celui du mazout au début de l’année.

Créé: 22.08.2018, 18h47

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