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Le chocolat Cadesio veut changer le monde

Inspirer, agir, soutenir: les tablettes des trois Lausannoises militent pour un mieux vivre.

Paola Bellia et Angela Romagnoli partagent tant de passions.
Paola Bellia et Angela Romagnoli partagent tant de passions.
Vanessa Cardoso

Quand Paola Bellia affirme que «le chocolat est un bon moyen pour faire changer les choses, tout le monde l’aime, de l’enfance à la fin de vie», on a envie de la croire. On a surtout envie de la suivre dans le projet que la jeune entrepreneuse a monté autour de ses tablettes militantes… et méchamment bonnes. Même si son entourage l’a prise pour une dingue quand elle a lancé son idée: «Même moi, des fois, je me dis qu’on est folles toutes les trois, avec Angela et Oranne, mes deux associées.» Leur but est simple: changer le monde depuis l’intérieur de l’économie parce que les entreprises ont plus de pouvoir que les simples citoyens. Mais reprenons depuis le début de l’aventure de Cadesio.

Paola, donc, est Sicilienne d’origine et Suissesse d’adoption. Après l’université en physique, elle change de carrière en entrant à l’Ecole hôtelière de Lausanne, avec l’ambition des meilleurs postes possibles au sein de grandes entreprises. Un deuil, un travail au sein d’une fondation qui distribue des bourses la ramènent à l’authentique. «C’est beaucoup plus important de voir l’impact de nos actions sur ce qui nous entoure que de gagner de l’argent», affirme la jeune entrepreneuse qui veut «envoyer un message d’espoir et pousser les gens à changer les choses» grâce au chocolat.

Comme Paola est têtue, elle convainc Angela Romagnoli, une native des Pouilles qui a aussi un parcours atypique. Après des études en biotechnologie, elle se reconvertit dans la pâtisserie, suit les cours de l’école Gambero Rosso, occupe divers postes dans le monde avant de proposer ses douceurs au Château d’Ouchy. «J’ai d’abord pensé qu’elle était dingue mais elle a insisté, on s’est rencontrées et je suis tombée amoureuse du projet.» Et arrive Orrane Corelli, ex-bénévole dans les quartiers défavorisés de New York, étudiante en sciences politiques et bombardée responsable marketing, qui aujourd’hui vit entre Milan et Lausanne pour poursuivre aussi des études en management..

Un concept perfectionniste

«Nous sommes parfois trop perfectionnistes», admet Angela, qui a quitté son métier pour s’investir dans la start-up lancée en octobre. En se basant sur les chocolats de couverture de Felchlin («on a visité et on aime bien leur façon de travailler»), elles ont passé un an et demi à élaborer les neuf recettes de la gamme. A chaque fois, une base de chocolat rencontre deux ingrédients, parfois surprenants. «On est en Suisse, le pays du chocolat. Il fallait qu’on propose quelque chose de différent. Et ce sont des produits de dégustation, pas des chocolats qu’on mange sans réfléchir, explique la cuisinière. On a cherché longtemps les bons ingrédients.» Comme cette amande d’abricot (l’intérieur du noyau du fruit), qui amène douceur et acidité face au café broyé du Ventu.

Les perfectionnistes ont également trouvé un emballage biodégradable et directement compostable pour entourer leur douceur. Autour, une jolie pochette en papier recyclé finira dans la poubelle idoine. Mais, surtout, ce cartonnage raconte à lui seul toute l’histoire. Une première question, par exemple «qu’as-tu fait pour toi aujourd’hui?», avant un joli texte sur le thème défendu par le chocolat, et des conseils de dégustation, allant de l’endroit à la musique à écouter.

Un soutien local

Mais la démarche des trois jeunes femmes va plus loin encore. Chacune des tablettes soutient une association locale en relation avec le thème. Mudita et sa jeunesse aident la Fondation Planètes Enfants Malades, Iride et sa volonté d’intégration sont liées à l’association Paires, etc. Au-delà de la présence de ces associations sur l’emballage ou sur leur site internet, Paola & Co leur consacrent une partie de leur temps libre comme bénévoles. «Nous venons de démarrer, nous ne nous versons pas encore de salaire, explique Paola, et nous n’avons malheureusement pas encore les moyens de les aider financièrement. Mais nous le ferons dès que l’entreprise sera profitable.»

Leurs premiers clients ont été des entreprises de la région qui cherchaient des cadeaux responsables à offrir à Noël. Ou des privés venus jusqu’à leur laboratoire du chemin de Devin acheter en direct. «Nous ne vendons pas nos produits sur internet, car nous n’avons pas encore trouvé une alternative écologique en terme de transport et qui puisse aussi garantir la qualité de nos produits.» Mais Oranne est en train de monter un réseau de revendeurs dans la région... avant que Cadesio ne devienne pour de vrai une multinationale.

«Si on veut changer le monde, Cadesio nous fait aussi changer nous-mêmes, affirment-elles en chœur. Nous faisons de la méditation ensemble, ou du piano, ou du yoga. Nous sommes complémentaires dans nos compétences mais aussi dans nos caractères.»

www.cadesio.com

8 fr. 90 la tablette.

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