Au Château d’Ouchy, la température monte jusqu’à 57 degrés max

Le coup de fourchetteLe nouveau restaurant de l'hôtel est un temple dédié à la viande grillée, mais pas que...

Dans la cuisine ouverte, les poulet rôtissent.

Dans la cuisine ouverte, les poulet rôtissent. Image: Lenaka.net

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Lorsqu’on regarde par la baie vitrée du Château d’Ouchy, le lac, les quais et les Alpes , on a plus de chances d’y croiser le regard d’un riche milliardaire suédois qui fait l’actualité que celui d’une végane haïssant les abattoirs. Car, ici, on aime tellement la viande qu’on en a fait un temple où la viande rouge arrive à la température idéale de 57 degrés à cœur. D’où le nom du restaurant mené par le chef Sébastien Rauch engagé par le propriétaire, la Fondation Sandoz (Beau-Rivage, Lausanne Palace, etc.). La nef du temps, c’est pour cette cuisine ouverte de bleu, de pierre et de chrome vêtue. À la broche, les poulets de la Gruyère ou fermier des montagnes rôtissent. Et ils arrivent idéalement à table, promis-goûté.

Une ambiance alliant «rock in the castle» et «bidoche». La Limousine, malgré son origine, vient de nos alpages, tout comme le cousin charolais du Salève, au-dessus du Geneva Lake. La cuisson de ces goûteux et généreux morceaux servis sur de belles et épaisses planches en bois est impeccable. Il y a en largement pour deux, y compris au niveau du tarif, de 68 à 78 fr. par personne. Idem pour l’épaule d’agneau (58 fr.) arrivant tout droit du Valais avant d’être embrochée et servie saignante avec de l’ail en chemise. Tout cela est très dépouillé, même si cela peut s’agrémenter de sauces, mais la qualité de la marchandise se suffit à elle-même. Le Cornalin de chez Flaction (90 fr.!) arrose à merveille tout ça.

Il faut donc lorgner dans les entrées pour y découvrir autre chose. Comme ces délicieuses petites sardines (26 fr.) qui viennent de la conserverie galicienne La Brujala, servies tout simplement confites dans leur boîte ronde avec le croquant iodé de quelques algues et un petit peu de piments d’Espelette pour épicer le tout. Le ceviche de thon rouge (27 fr.) est aussi discret que délicat. Là aussi, le produit reste essentiel. Quant au tartare de bison suisse (29 fr.), il s’acoquine de whisky, poivre et sel fumé pour lui assurer un côté sauvage et gourmand. Rayons desserts, le soufflé au chocolat (18 fr.) est léger et affirmé et le Paris-Brest (18 fr.), dixit un voisin de table, déjà une légende.

Créé: 26.04.2019, 11h27

L'adresse

57° Grill

Château d’Ouchy,
place du Port 2,
Lausanne.

Tél. 021 331 32 32.

www.chateaudouchy.ch

Ouvert 7/7 aux heures des repas.

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