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CHUV: «le oui à l'initiative va nous compliquer la tâche»

Au lendemain de la votation contre l'immigration de masse, le CHUV formule plusieurs craintes.

Antonio Racciatti, directeur des ressources humaines au CHUV.
Antonio Racciatti, directeur des ressources humaines au CHUV.
PHILIPPE MAEDER - A

Le CHUV à Lausanne s'inquiète des conséquences de l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse. Il redoute des complications dans les procédures de recrutement. Il craint aussi une baisse de l'attractivité de l'hôpital pour les chercheurs et les médecins étrangers.

«Nous attendons de voir quels dispositifs seront mis en place mais il est clair que l'acceptation de l'initiative va nous compliquer la tâche», a expliqué lundi Antonio Racciatti, directeur des ressources humaines du CHUV. Bon an, mal an, l'établissement hospitalier vaudois procède à plus de 1200 recrutements par an.

Actuellement, 42% des collaborateurs de l'établissement sont d'origine étrangère. «Quand nous pouvons engager en Suisse, nous le faisons. Mais ce n'est pas toujours le cas pour des postes très pointus de médecins ou de chercheurs», a relevé Antonio Racciatti.

L'hôpital recrute aussi des infirmières étrangères. En Suisse romande, la pénurie s'est atténuée ces dernières années, mais les soignants étrangers restent précieux. Ils sont 53% au CHUV.

Investir dans les métiers de soins

Avec ce vote, «l'attractivité de l'hôpital pour les chercheurs étrangers va en prendre un coup», prédit M. Racciatti. Pour répondre aux limitations posées par l'initiative, le responsable estime que la Suisse devra davantage investir dans les métiers de soins.

L'application du texte suscite beaucoup d'interrogations, y compris dans les milieux sanitaires. «A notre niveau, nous allons devoir mieux planifier et anticiper les recrutements, pour aller plus vite», a ajouté M. Racciatti.

Interrogée par l'ats, la porte-parole des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) estime qu'il est beaucoup trop tôt pour se prononcer sur les conséquences de l'initiative sur l'établissement. Un salarié sur deux aux HUG est de nationalité étrangère.

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