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Un cinéma éphémère va tenir séance dans les Garages du Vallon

Pour accueillir le Festival du Film Vert, les locaux des Anciens Magasins de la Ville ont été transformés en petite salle obscure.

De nombreux acteurs du quartier (notamment, de g. à d. : Léonard Favre, Pascal Paté, Eric Lazor, André Martins et Marie Leuba) ont aménagé une petite salle de cinéma dans les Garages pour accueillir une soixantaine de personnes durant cinq jours.
De nombreux acteurs du quartier (notamment, de g. à d. : Léonard Favre, Pascal Paté, Eric Lazor, André Martins et Marie Leuba) ont aménagé une petite salle de cinéma dans les Garages pour accueillir une soixantaine de personnes durant cinq jours.
Florian Cella

Une nouvelle forme d’expérimentation va irriguer le Vallon. Le quartier qui voit fleurir les initiatives et les projets depuis quelque temps accueille pour la première fois un volet du Festival du Film Vert, du 1er au 5 mars (voir ci-contre). Et le public bénéficiera d’une expérience bien particulière puisque les projections auront lieu aux Garages, transformés en salle éphémère d’une capacité de 60 places. Les locaux des Anciens Magasins de la Ville viennent d’être dotés de plusieurs rangées de gradins et d’un écran géant. Une nouvelle action participative à mettre au crédit des associations, institutions et habitants qui œuvrent depuis 2010 pour redonner une vraie vie au Vallon.

Redonner vie au quartier

«C’est une manière de s’intéresser à la problématique du développement durable tout en donnant aux gens l’envie de se mobiliser, de se réunir. Nous voulions que cette thématique vienne dans les quartiers et c’est aussi l’occasion de poursuivre nos expérimentations, de continuer à impliquer», synthétise l’animatrice socioculturelle Marie Leuba.

Les films ont ainsi été choisis avec les habitants alors que les gradins ou l’écran sont à mettre au crédit du Théâtre 2.21. Comme lors du festival Ô Vallon, en juin dernier, les acteurs du quartier défendent une manière d’agir originale et efficace. «La volonté est de rendre une légitimité à ce coin de ville longtemps laissé à la marge. Les gens retrouvent l’envie d’être là et d’œuvrer pour le Vallon», apprécient en chœur Pascal Paté, de l’association de quartier, et Eric Lazor, du Théâtre 2.21. D’envies en idées, ils progressent, investissent des lieux via différents usages, écoutent les habitants, proposent des projets au service de la Ville et les font évoluer au besoin. Une philosophie proactive qui permet au site de recommencer à frétiller.

«Ces Garages, par exemple, étaient historiquement des écuries, puis les locaux des services techniques et finalement un lieu de stationnement pour la police, retrace André Martins, animateur socioculturel. Depuis près d’un an, nous avons un accord avec la Ville pour leur usage et ils abritent des ateliers de construction, des ateliers vélo tout en accueillant enfants et adolescents, une fois par semaine.» Devant les bâtiments, la cour est régulièrement investie par des activités et devrait même accueillir un petit marché prochainement. Toujours dans le but d’occuper les espaces et de faire du Vallon un «laboratoire participatif» au cœur de Lausanne.

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