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Le Collège de La Planta a son propre chantier naval

Une dizaine d’élèves de 11 à 17 ans se frottent aux métiers de l’artisanat. Ils ont deux ans pour construire un voilier.

Une petite dizaine d'élèves issus de classes de développement participent à ce projet qui leur fera découvrir plusieurs techniques de travail.
Une petite dizaine d'élèves issus de classes de développement participent à ce projet qui leur fera découvrir plusieurs techniques de travail.
Odile Meylan

Ils ont entre 11 et 17 ans et sous leurs doigts, un véritable voilier est en train de prendre forme. Au Collège de La Planta, à Chavannes-près-Renens, les élèves de Franck Clusan sont engagés dans un projet de longue haleine depuis le début de l’année scolaire. Sur une inspiration de leur professeur de travaux manuels, ils se sont mis au travail pour construire un bateau. Objectif: le mettre à l’eau à l’été 2019.

«Ils vont tout faire de A à Z, y compris fixer les voiles», insiste Franck Clusan. Le voilier a été livré sous forme de kit par une entreprise bretonne il y a plusieurs semaines. Pour le coup, un garage souterrain de l’école a été transformé en petit chantier naval. Ces jours-ci, les élèves s’affairent autour de la coque - de près de 6 mètres de long - qui a déjà pris forme sous leurs doigts. A terme, elle pourra accueillir quatre personnes à son bord. Tous en bleu de travail, ils appliquent avec attention de la résine sur les pièces de bois après avoir passé de longues heures à les poncer, puis à les assembler. «C’est un beau projet. Ça nous permet de découvrir vraiment le travail manuel», glisse un jeune de 17 ans. Comme les autres apprentis artisans, il était libre de se motiver à rejoindre l’aventure, qui l’occupe une journée par semaine.

Pour l’estime de soi

«Nous allons utiliser des outils qu’on ne voit jamais à l’école, comme un décapeur thermique, se réjouit Franck Clusan. Je leur montre, puis je les laisse faire.» Il précise que les participants sont issus de classes de développement et bénéficient d’une pédagogie spécifique: «Ce sont des élèves qui se posent beaucoup de questions. Un projet aussi concret permet aussi de travailler sur l’estime de soi. Pour des jeunes qui ne se destinent pas forcément aux études, c’est particulièrement important.»

L’initiative est soutenue financièrement par les Communes de Chavannes-près-Renens et de Saint-Sulpice, où la mise à l’eau devrait avoir lieu. Les élèves pourront-ils voguer sur leur voilier? «C’est une possibilité, souffle le Didier Sieber, le directeur du Collège. On peut aussi imaginer le vendre aux enchères pour lancer un autre projet. Tout est ouvert.»

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